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I. Missel romain, fête de la Dédicace

déjà, et d'utiliser, pour la gloire de Dieu et le bien de l'Eglise, le travail de chaque individu et toutes les ressources, même matérielles, dont il dispose.

Les religieux, provoqués par son exemple, ont Tàme ouverte aux grandes choses qui se passent dans la chrétienté. Ils reçoivent un écho de toutes les idées vraies qui se font jour sur un point ou sur un autre. La lumière abonde, et, avec elle, la vie et la force du sentiment chrétien.

En se dépensant ainsi pour son troupeau, l'abbé se prépare une abondante moisson de mérites. Il arrive dès ici-bas à ce degré d'union à Dieu qui le fait courir dans le chemin de la sainteté, et lui prépare un siège au milieu de cet innombrable sénat des saints abbés, qui chantent éternellement avec saint Benoît les miséricordes inlinies du bon Pasteur.

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Le monastère et la maison romaine. — Distribution traditionnelle des lieux réguliers. — L'église. — Saints patrons. — Reliques. — L'art dans l'église. — Le cloître. — Le chapitre. — Le réfectoire. — Le dortoir. — Les cellules. — L'enclos.

LE monastère, ou demeure des moines, est aussi ancien que les communautés religieuses ellesmêmes. Ni saint Benoît ni les saints qui se sont occupés avant lui d'organiser la vie monastique n'ont eu, pour le bâtir, à créer une architecture spéciale. Le genre de vie qu'iJs instituaient était bien, il est vrai, une chose nouvelle. Mais ses exigences, en ce qui concerne l'habitation, s'accordaient trop avec celles de la Jamilia des anciens, pour qu'ils ne songeassent pas à l'installer dans l'antique maison romaine. La villa surtout, construite à la campagne, avec son exploitation agricole et ses ateliers, où les

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esclaves préparaient ce qui était nécessaire à une famille voulant se suffire à elle-même, répondait parfaitement aux besoins du monastère, qui est une famille dont les membres cherchent à se suffire par leur propre travail. Aussi les moines s'y sont-ils établis toutes les fois qu'ils les ont eues à leur disposition!. Quand il leur a fallu construire à neuf, ils l'ont fait généralement sur un plan analogue.

Cette maison, les Romains la bâtissaient partout de la même manière. Seuls, la grandeur, le nombre et la distribution des appartements variaient suivant la fortune du propriétaire ou la disposition des lieux. La porte donnait sur Yatrium, sorte de cour intérieure, entourée d'un portique ou galerie couverte, (!ont la toiture, soutenue par des colonnes, déversait les eaux pluviales dans un puits, V impluvium, creusé au centre. Des chambres rayonnaient autour des galeries. Cette première partie de l'habitation communiquait parfois avec une seconde, où l'on voyait une cour entourée, elle aussi, d'un portique, ou péristyle, et un puits, la piscine, destiné à recevoir la pluie. Là se trouvait la cuisine, le triclinium, ou salle à manger, et des pièces nombreuses où vivaient le maître et la maîtresse. Des chambres pour les domestiques occupaient un étage supérieur 2.

Ne dirait-on pas un monastère? Ecoutons Fleury : « Je m'imagine trouver encore dans les monastères des vestiges des dispositions des antiques maisons romaines, telles qu'elles sont décrites dans Vitruve et Palladio. L'église, que l'on trouve toujours la première, afin que l'entrée soit libre aux séculiers, semble tenir lieu de cette première salle que les anciens

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