‹ Le moine bénédictinChapitre 50 sur 88 · Tout pour Jésus, p. 325, éd. Paris · texte numérisé non relu

Tout pour Jésus, p. 325, éd. Paris

3. D. Paquelin, préface du Héraut de Vamour divin, t. I, xvi.

LE NOVICIAT i5i

Odon, le bienheureux Lanfranc, saint Pierre Damien, Geoffroy de Vendôme, Rupert de Deutz, Hildebert de Tours, Pierre le Vénérable, Pierre de Blois, Pierre de Celle, sainte Hildegarde, sainte Mechtilde, Sœur Mechtilde et une multitude d'autres ; à une époque plus rapprochée de nous, par Trithème, Adam Mayer, abbé de Saint-Martin de Cologne, Jean Raulin, de Cluny, Hœften, etc. Mais il n'en est point, parmi ces derniers, de plus recommandable que le pieux Louis de Blois. Ses opuscules sont un écho fidèle de toute la tradition monastique. On peut lui appliquer, plus qu'à nul autre, ces paroles de l'un des maîtres les plus autorisés de la vie intérieure : c( Nul ne peut lire les écrivains spirituels de Tancienne école de saint Benoît sans remarquer avec admiration la liberté d'esprit dont leur àme était pénétrée. C'est précisément ce que nous avons le droit d'attendre d'un Ordre dont les traditions sont aussi respectables i. »

Quel que soit le mérite de ses œuvres, il ne saurait faire oublier le grand mystique bénédictin de l'Espagne, Garcia de Cisneros. Les Exercices de saint Ignace, qui se ressentent manifestement de la lecture de son Exerciiatorium spirituale et de son Dlrectoriiim horarum canonicariim , font apprécier leur incontestable valeur, au lieu de la diminuer, et légitiment l'éloge qu'a cru devoir leur décerner Nicolas . Antonio, en les appelant : Opiisciila aurea... unde quidquid asceticorum hodie libroriim est videtiir iitique dimanasse; Livres d'or d'où semble être sorti tout ce que disent les écrivains ascétiques de notre temps 2. »

Depuis lors, les auteurs ascétiques n'ont jamais fait

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