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LA PRIERE i6i
gloriflcetur Deus ^, les œuvres les plus simples, telles que les repas et le sommeil, deviennent une véritable oraison. C'est dans ce sens que le moine peut se livrer à une prière ininterrompue^.
Les saints Pères indiquent encore un moyen de se conformer, avec la sainte Eglise, à ces exhortations de l'Ecriture. Il n'y a qu'à saisir ses journées et ses nuits dans un réseau de prières fréquentes disposées de telle sorte que le cœur se puisse pénétrer facilement de l'esprit d'oraison, pour le répandre ensuite sur tous les actes de la vie. C'est cette pensée qui a présidé à l'institution des heures canoniales.
L'usage de prier et de réciter des psaumes à certains moments du jour et de la nuit remonte aux origines de l'Eglise. Les apôtres l'ont emprunté à la synagogue. 11 s'est depuis lors tidèlement conservé. Toutefois, il n'est pas possible d'en déterminer sûrement les formes durant les premiers siècles.
Les moines qui, en Occident et en Orient, ont fait à la psalmodie une place si importante dans leurs occupations journalières, n'ont pas créé une chose nouvelle. Il leur a suffi de compléter cette institution de la primitive Eglise. Chaque monastère et chaque église pouvaient librement augmenter ou diminuer le nombre des psaumes, modifier leur distribution et même changer les heures de la prière, pourvu qu'ils observassent certaines règles générales transmises par la tradition. Saint Benoit s'autorisa de cette liberté pour donner à l'office divin une organisation complète et définitive, dont il prit les éléments soit à Rome, soit dans les règles et les usages monastiques de l'Italie et de l'Orient. A cette époque, la