‹ Le moine bénédictinChapitre 66 sur 88 · I. D. Fange, Vie de Dom Calmet, i56-i · texte numérisé non relu

I. D. Fange, Vie de Dom Calmet, i56-i

2o6 CHAPITRE IX

Au début, Mabillon pose en principe que le Bénédictin peut s'appliquer légitimement à toutes les études qui conviennent à un ecclésiastique vertueux. Les saints Livres occupent le premier rang. Il recommande, après l'auteur de Y Imitation, de les étudier avec le même esprit qui les a dictés, c'est-à-dire pour y chercher la connaissance du Seigneur, des mystères de la religion, et pour y trouver le moyen d'aller à Dieu et de faire un bon usage des créatures. Celui qui veut en acquérir une connaissance profitable doit avant tout s'y préparer par la pureté du cœur et travailler constamment avec humilité et simplicité, sans curiosité et sans empressement^. Mais la lecture et la méditation du texte sacré ne produiraient que des résultats médiocres, si on n'avait soin de les éclairer et de les fortifier à l'aide d'une sérieuse introduction à l'Ecriture sainte et des commentateurs les plus autorisés^. Quelques-uns de ceux qu'énumère Mabillon conservent encore leur valeur. *Le mr"ne les consulte donc, mais il se garde de négliger les exégètes récents qui ont pu mettre à profit les progrès de l'archéologie et de la philologie orientale.

La lecture des ouvrages des saints Pères n'est pas moins importante pour le Bénédictin ; il y trouve Texplication de l'Ancien et du Nouveau Testament, l'exposition du dogme catholique, de la morale chrétienne, de la discipline de l'Eglise, des règles et des vertus monastiques. Avant d'aborder un Père, il se fait une idée exacte de sa vie et de son époque. Il distingue ses ouvrages véritables d'avec ceux qui sont douteux ou supposés. C'est pour cela qu'il préfère toujours les

1. Mabillon, Traité des études monastiques, p. II. c. ii, § 3, 169, éd. de 1691.

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