‹ Le moine bénédictinChapitre 67 sur 88 · Id., p. Il, c. II, § 2, p. i5i-i · texte numérisé non relu

Id., p. Il, c. II, § 2, p. i5i-i

meilleures éditions et qu'il suit attentivement les progrès de la patristique. Il ne perd jamais de vue la date et les circonstances de la composition de chaque livre, et il se garde de recevoir aveuglément toutes les idées qu'un auteur avance. Les théologiens et les historiens qui ont écrit, soit sur un Père en particulier, soit sur une période de la littérature chrétienne, ou qui ont recueilli leurs témoignages sur l'ensemble de la théologie ou sur quelques dogmes, lui sont d'un grand secours. La Somme de saint Thomas ou les Sentences de Pierre Lombard fournissent le cadre dans lequel il peut distribuer les notes qu'il recueille 1.

Il s'applique avec non moins d'attention à l'étude des conciles. Les notions générales sur l'importance et le caractère de ces assemblées puisées au meilleures sources et une connaissance exacte de leur histoire particulière, « des hérésies qui y ont été condamnées, des grands personnages qui y ont pris part, et du succès qui s'en est suivi », le préparent à en retirer des fruits abondants. Les lettres des papes marchent de front avec les actes des conciles. Puis il aborde le corps du droit canonique et même le droit civil, a sur lequel celui-là a été formé et composé^ ».

Quant à la théologie, les enfants de saint Benoît ont toujours professé une estime particulière pour saint Thomas d'Aquin. Je ne sais si le Docteur angélique a trouvé, en dehors de son Ordre, des disciples plus nombreux et plus fidèles. La célèbre Université bénédictine de Salzbourg, par exemple, exigeait que les maîtres suivissent sa doctrine ; la Congrégation bavaroise imposait à tous les professeurs de son

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