‹ Le moine bénédictinChapitre 70 sur 88 · Id · texte numérisé non relu

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r histoire lui donnent le moyen de les interpréter ou de les vérifier. Ses maîtres s'attachent à former en lui le sens critique, qui lui permet de discerner la valeur exacte des ouvrages qu'il lit et des documents qu'il doit étudier.

En outre, l'étude des belles-lettres est le complément indispensable de toute formation intellectuelle. c< En eflet, cette étude polit l'esprit, fortifie et perfectionne la raison, forme le bon goût et le jugement ; elle est, en quelque façon, nécessaire pour entendre les Pères et fournir la manière de soutenir les vérités de la religion contre ses adversaires, ce que ne fait pas TEcriture sainte, qui n'en donne que la matière 1. » Elle a surtout l'immense avantage d'apprendre à bien parler et à écrire correctement, ce qui n'est jamais déplacé chez un Bénédictin.

Mais c'est un art qui s'acquiert surtout par l'exercice. Le religieux s'applique donc à lire les modèles et à écrire souvent, en s'inspirant de leur style. Il cherche à « connaître son génie et sa portée et à se fixer un genre pour lequel il a le plus de disposition, en imitant les auteurs qui y ont le plus de rapport^ ». Il s'étudie avant tout « à la clarté, à la propriété des mots, à l'arrangement et à la brièveté ^ », se préoccupant beaucoup plus de dire de bonnes choses que de belles paroles.

Les supérieurs indiquent à chaque moine les études sur lesquelles il doit particulièrement insister, car il est impossible qu'un même homme puisse embrasser tout cet ensemble de connaissances. On ne le laisse pas aller seul à l'aventure. Un maître le suit

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