‹ Le moine bénédictinChapitre 71 sur 88 · Id., 3i · texte numérisé non relu

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LES ETUDES an

pas à pas et ne néglige rien de ce qui est de nature à r encourager ou à T éclairer. Il lui indique, toujours d'après Mabilloni, le moyen le plus pratique de prendre ses notes et de les classer, ce qui lui épargne des tâtonnements fâcheux et lui facilite singulièrement la besogne.

Ces jeunes religieux, lorsqu'il y en a plusieurs dans le monastère, peuvent avoir entre eux, sous la présidence ou avec l'autorisation des supérieurs, des conférences sur ce qui fait l'objet de leurs études. C'est là un usage fort ancien dans l'Ordre monastique et l'un des plus précieux avantages de la vie commune. Notre Mabillon, qui semble avoir tout dit sur cet important sujet de la formation intellectuelle, recommande chaleureusement « cette sainte pratique ».

Le moine chargé de présider la réunion, si ce n'est pas le supérieur lui-même, propose à l'avance la matière qui sera soumise à la discussion ; ce peut être un concile, une question de théologie ou un point d'histoire. Chacun l'étudié en son particulier. Quand est venu le moment de la conférence, celui qui a été désigné pour cela fait Texposition du sujet. Après l'avoir entendu, les religieux soumettent tour à tour les observations qu'ils ont à faire ou les difficultés qu'ils ont découvertes, et ils écoutent les solutions qui leur sont proposées. S'il reste des points qu^il n'ait pas été possible d'éclaircir suffisamment, on charge quelqu'un d'en faire une étude spéciale dont il rendra compte en temps opportun. Puis le président demande à un autre de consigner dans un mémoire tout ce que ce travail commun et cette discussion fraternelle ont pu provoquer de lumière.

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