I. Traité des Études, 3o3-3i
On devine sans peine les avantages que présentent de pareilles conférences, auxquelles assistent des hommes intelligents et instruits, qui envisagent une même question, chacun à son point de vue ; l'un s'intéresse au droit canon, l'autre à l'histoire, un troisième à la théologie. Que d'horizons ouverts à l'esprit ! Que de progrès peut, de la sorte, accomplir rapidement un jeune homme studieux ! Surtout quand la discussion est dirigée par un de ces religieux d'une science éminente et d'un tact parfait, comme il s'en rencontre sous les cloîtres bénédictins.
L'auteur des Etudes monastiques, pour éviter la peine de chercher un sujet de conférence, a publié, à la fin de son ouvrage ^ « la liste des principales difficultés qui se rencontrent dans la lecture des conciles, des Pères et de l'histoire ecclésiastique, par ordre de siècle ». On n'a que l'embarras du choix.
Voici une autre méthode qu'il recommande encore. Les Bénédictins de la Congrégation de Saint-Vanne l'expérimentèrent à plusieurs reprises. Quelques moines peuvent se réunir, arrêter un projet de travail, en déterminer le plan et se partager les ouvrages utiles à consulter. Chacun s'attache à ceux qui lui sont désignés, prend ses notes et les rédige, en les accompagnant de ses remarques personnelles. Une fois cette tâche terminée, ils se communiquent leur travail et le discutent ensemble. Tout ce qu'il y a de bon dans chaque mémoire est coordonné et forme, avec les observations échangées, la matière d'un travail définitif dont la rédaction est confiée à l'un des membres de la réunion 2.
Dom Calmet utilisa par ce moyen la collaboration