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LES ETUDES 2i3
de plusieurs de ses confrères pour écrire ses Coitimentaires sur les Psaumes et sur saint Mathieu i. Quelques années auparavant, Dom Pelil-Didier avait réuni de la même manière tous les matériaux qui lui servirent à rédiger les savantes Remarques sur la Bibliothèque ecclésiastique de M. Dupin^.
En dehors de ces conférences, les récréations quotidiennes et les promenades hebdomadaires, sans jamais perdre cette douce^ gaieté qui les caractérise, fournissent une excellente occasion d'échanger et de discuter ses idées et ses sentiments. La lecture du réfectoire, une nouveauté littéraire, un article de revue, un événement quelconque, une réflexion qui échappe, un rien parfois suffît pour provoquer une conversation des plus intéressantes. La liberté fraternelle, le respect et la réserve monastique s'allient parfaitement avec la vivacité de l'esprit et certaines originalités de caractère. Cette communication des intelligences les éclaire singulièrement et les met sans cesse en contact les unes avec les autres. Il en résulte, sinon l'uniformité dans la manière de voir, au moins cette estime réciproque qui unit les cœurs et fait le charme des sociétés religieuses.
Pendant cette période qui précède pour lui l'âge de la virilité intellectuelle, le Bénédictin fixe sans cesse les yeux de son âme sur le but qu'il doit poursuivre en toutes choses. Il n'est pas entré au monastère pour devenir un savant de profession. Si par malheur il s'oubliait au point de chercher la science pour elle-même, il sortirait de sa vocation, et Dieu ne