‹ Le moine bénédictinChapitre 77 sur 88 · I. Coaslitutiones Congreg. gallicœ, c. iv · texte numérisé non relu

I. Coaslitutiones Congreg. gallicœ, c. iv

comme savant i ». c< Je ne puis me lasser d'admirer une si grande modestie jointe à une érudition si profonde, lui répondit l'illustre Bénédictin... Il ne vous suffît pas d'être le premier par la science, vous voulez l'être encore par la modestie. Mais loin de moi de m'enorgueillir de mon succès ; je préférerais être l'auteur de cette lettre si humble plutôt que de concevoir une vaine gloire pour mon ouvrage 2. »

Quelques-uns se font un devoir de cette obstination lorsqu'ils croient engagé l'honneur de l'Eglise ou de leur famille religieuse. Illusion! car l'Eglise et les Ordres religieux n'ont besoin que de la vérité.

Grâce à cette largeur d'esprit, le Bénédictin ne se momifie pas dans des méthodes vieillies ou dans des systèmes surannés. Sur le terrain scientifique, les travaux d'une génération complètent ceux de la génération qui l'a précédée. Il en résulte un progrès constant des connaissances humaines et une expérience toujours plus grande. C'est un bien qui appartient à tous, aux hommes d'Eglise plus qu'aux autres. Peu leur importe qu'ils soient l'œuvre d'un hérétique, d'un rationaliste ou d'un sectaire. Il n'y a à voir ici que la vérité et le moyen perfectionné de l'obtenir plus vite et plus sûrement. En agissant ainsi, le moine s'empare d'armes bien trempées. Trop souvent leurs coups sont dirigés contre la foi, mais entre ses mains elles deviennent ses humbles et fidèles auxiliaires.

En même temps qu'il travaille à nourrir son intelligence du pain substantiel de la vérité, le moine s'applique à développer dans son cœur la charité, qui

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