‹ Le moine bénédictinChapitre 78 sur 88 · Œuvres posthumes · texte numérisé non relu

Œuvres posthumes

doit c( être le principe et la fin de toute notre science et de toutes nos connaissances i ». Chaque lecture, chaque découverte, tout horizon nouveau élève son cœur vers le ciel, rend son amour plus ardent et lui révèle avec plus d'évidence la grandeur et la beauté de l'Eglise et des âmes que Notre-Seigneur a rachetées sur la croix et dont la sanctification est le motif des dispositions de sa Providence. De là, chez lui, un désir insatiable de se dépenser pour la cause du Christ et de son Eglise, de travailler par tous les moyens en son pouvoir à établir, à fortifier et à dilater son règne sur la terre, d'employer toutes ses connaissances, tous les instants et toutes les forces de sa vie au ministerium çerbi, au service, à la défense, à la diffusion de la parole de Notre-Seigneur. L'étude envisagée à ce point de vue devient un apostolat dont le moine est le premier à recueillir les fruits sanctificateurs.

Lorsque le religieux a formé son intelligence et son cœur, en se conformant aux principes traditionnels de la grande école bénédictine formulés avec tant de netteté et d'autorité par l'un de ses représentants les plus célèbres, il peut sans crainte entrer dans la carrière que l'obéissance va ouvrir devant ses pas. Qu'il s'agisse d'occuper une chaire, soit dans un scolasticat, soit dans un collège ou séminaire, au cas où son abbaye vouerait quelques-uns de ses membres à l'éducation de la jeunesse ; d'annoncer au peuple chrétien la vérité évangélique et de lui administrer les sacrements; de consacrer sa vie au labeur pénible, obscur et méritoire de la science et de l'érudition, il est prêt : ad omne opus bonum paratus'^.

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