‹ Le moine bénédictinChapitre 9 sur 88 · I. Gen., II · texte numérisé non relu

I. Gen., II

condition de respecter les préceptes divins. Le moine renonce à cette liberté. Il remet sa volonté tout entière entre les mains de son Créateur, afin qu'il soit la règle unique de ses mouvements et de ses actions, imitant en cela les Anges du ciel, dont la vie se passe à exécuter les ordres de Dieu, Jacientes verbum illiiis^ Autant qu'il est en lui, il transporte le ciel sur la terre; il déploie toutes ses forces à la réalisation du plan divin, qui consiste dans le règne du Seigneur, la sanctilication de son nom adorable et le triomphe de ses désirs. Cette obéissance établit dans son cœur et dans son entourage la paix céleste, que Jésus est venu porter aux hommes de bonne volonté, paix qui leur assure le véritable bonheur, et elle fait de tous ses actes un hymne à la gloire de la sainte Trinité.

Il marche sur les traces de Celui qui s'est rendu obéissant jusqu'à la mort'^, et qui a pu dire : Je suis venujaire non ma volonté, mais celle de mon Père^, Son existence devient un acte d'amour ininterrompu. Car pour aimer Dieu, il ne suffit pas de crier vers le ciel : Seigneur, Seigneur ! ou de s'adonner à des effusions sensibles. Se conformer aux ^ésirs divins, et réparer ainsi les désastres causés par le péché, renouveler dans son àme les traits effacés de la ressemblance de son Créateur, revenir à celui dont la désobéissance l'avait séparé, voilà pour l'homme le moyen d'aimer le Seigneur, de s'unir à lui, de lui rendre un service toujours agréable.

Dieu, lui, ne reste pas en retard. Il prend ses complaisances dans le cœur obéissant, image fidèle de Jésus, son Fils bien-aimé. Il est heureux d'écouter et d'exaucer les prières qui s'échappent de ses lèvres,

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