‹ Le moine bénédictin [microform]Chapitre 5 sur 82 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

n avaient tous qu'un cœur et qu'une âme, et ils persévéraient dans une obéissance parfaite à la doctrine de leurs pères spirituels. Un grand nombre sans doute acceptaient le joug si suave de la virginité, dont saint Paul célébra plus tard les avantages dans son épître aux Corinthiens i. Ces premiers enfants des apôtres eurent de nombreux imitateurs.

Cette ferveur admirable perdit peu à peu de son intensité. La généralité des chrétiens se contenta de la pratique des préceptes. Ceux qui voulurent rester fidèles à la perfection primitive s'éloignèrent de la société des hommes ; la solitude leur permettait plus facilement de mener une vie toute sainte. Ils ne s'enfoncèrent pas tous dans les profondeurs du désert; il leur suffisait de se mêler aux simples fidèles le plus rarement possible. Rien extérieurement ne les distinguait du reste des hommes; la situation de fÉglise en face d'un pouvoir persécuteur ne leur per-

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