‹ Le moine Guibert et son temps (1053-1124)Chapitre 40 sur 64 · M, IV · texte numérisé non relu

M, IV

274 L'œL'VRE DE GUIBERT.

refuser d'admettre son témoignage, même lorsqu'il n'est pas possible de voir par soimême. » Mais ce témoignage, il le sait faillible : « Est-il étonnant, ajoute-t-il, que nous nous trompions en rapportant des faits auxquels nous sommes étrangers, lorsque nous ne pouvons, je ne dis pas exprimer par des paroles, mais même recueillir dans le calme de notre esprit, nos propres pensées et nos [tropres actions'! » Du fait qu'il n'a pas de sources écrites, il tire même des conclusions intéressantes; ignorant la date précise à laquelle Mahomet prêcha en Orient, il essaye de la déterminer à peu près : « J'ai lieu de croire, dit-il, que l'existence de cet homme profane ne remonte pas à une haute antiquité, par la seule raison- que je n'ai pu découvrir qu'aucun docteur de l'Église ait écrit contre ses infamies- ».

Grâce à cette méthode et à ces éléments de

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