Gcsta, IV
GLIBERT ECRIVAIN. 287
loin de s'étonner, en conclut que « Dieu châtie celui qu'il aime* ». Loin de nous montrer ces instruments de Dieu toujours victorieux, il ne cache ni leurs défaites ni les succès des infidèles et trouve encore le moyen de voir dans ces échecs la main divine : « Que personne ne s'étonne, dit-il, que cette armée, quoique remplie de sentiments de piété, se soit trouvée exposée à de si grandes souffrances, car il n'est que trop certain que ceux qui la composaient repoussaient par les plus grands crimes la prospérité que le ciel leur eût envoyée s'ils se fussent bien conduits' ». L'explication nous paraît sans doute un peu enfantine, mais cette façon de concevoir les choses nous est une garantie que Guibert ne cherchera à dissimuler ni les défaites ni les a souillures » des croisés.
Deux ou trois fois pourtant ses jugements sur les hommes manquent d'impartialité. Il