‹ Le moine Guibert et son temps (1053-1124)Chapitre 52 sur 64 · Id., IV · texte numérisé non relu

Id., IV

est curieux alors de voir que c'est non pas le moine, le chrétien qui influe sur l'historien, mais le lettré. Si Guihert est un érudit, il sent sa supériorité sur ceux qui n'ont pas la même culture que lui. La principale raison qui lui fait admirer Urbain II ' est « cette éloquence facile qui secondait sa science littéraire », ce « talent à s'exprimer en latin », 1' « élégance de ses discours », le « génie de l'orateur », qui ne se laissait pas intimider par « l'affluence des plaideurs » ni par « les grammairiens habiles » qui l'entouraient. Au contraire, lorsqu'il parle de Pascal II -, en présence duquel se discutait à Langrcs l'élection de Gaudry, on sent tout le mépris qu'il avait non seulement pour le pape, qui ratifiait les scandales de cette nomination en sacrant de sa propre main le nouvel évoque, mais surtout pour le mauvais humaniste qui ne goûtait pas les beaux discours latins. « Je confessai, dit-il

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