Monodiae
GUIBERT ÉCIllVAIN. 289
ironiquement, que je ne pouvais rien opposer aux paroles du jîontife; ce qui lui plut fort, car il était moins lettré qu'il n'eût convenu à sa haute dignité. » Un autre petit fait personnel est assez amusant : parmi les reproches qu'il fait à Gaudry, il n'oublie pas de mentionner l'antipathie qu'éprouvait l'évêque de Laon pour ses Gesta Dei « dont il ne daigna jamais lire une seule ligne ' ».
En dehors de ces cas rares et insignifiants, qui ne nous permettent véritablement pas d'appliquer à son œuvre entière l'appréciation si sévère de Sybel*, nous ne remarquons pas que Guibert ait jamais volontairement altéré la vérité ou même fait intervenir des motifs personnels dans les jugements qu'il porte. Seul, son patriotisme, très susceptible, l'entraînera parfois à décerner aux Français des éloges immérités; non pas quand il s'agit de