‹ Le moine Guibert et son temps (1053-1124)Chapitre 54 sur 64 · Monndiae · texte numérisé non relu

Monndiae

2. Sybol, dans le i»nssn<ie citô pins lintil, prolcnd qu'il est loujrtiirs iloiniiu' par Ip souci des iiilrn'-ts dr sa caslc et do son ôtat.

290 l'ceuvre de guibert.

les juger : sévère, mais juste, il leur dira leurs vérités sans scrupules. Nous avons vu comment il blâmait les inutiles violences des croisés en Orient; ailleurs, il n'hésite pas, tout en admirant « l'extrême vivacité des Français » , à critiquer « leur légèreté » et à leur reprocher « de se montrer au milieu des autres nations plus arrogants qu'il ne convient ». Mais s'il se permet déjuger sévèrement ses compatriotes, du moins ne peut-il tolérer la même liberté chez les étrangers. Dès lors, si quelqu'un ose écrire ou dire du mal des Français, il le reprendra aussitôt, au risque de leur donner des éloges immérités*.

Indépendamment de ces appréciations exagérées, il est évident que l'œuvre de Guibert a des défauts, des lacunes ; erreurs d'ignorance, inévitables vu l'époque à laquelle il écrivait, erreurs ou confusions explicables par le seul fait qu'il racontait des choses qu'il n'avait pas

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