‹ Le moine Guibert et son temps (1053-1124)Chapitre 55 sur 64 · Gesla, II · texte numérisé non relu

Gesla, II

vues. Il en convient de bonne g^râce et va audevant de l'objection : « Quoique je n'aie pu aller moi-même à Jérusalem, dit-il, ni connaître les personnages et les lieux dont il est ici question, l'utilité de mon travail ne saurait en être diminuée' ». Lorsqu'il se trompe^, ce qui peut arriver au plus savant, ce sera du moins de bonne foi : « Si l'on reconnaît, dit-il \ des choses rapportées autrement qu'elles n'ont été dans la réalité, vainement un rusé censeur voudrait-il m'accuser de mensonge, car je prends Dieu à témoin que je n'ai absolument rien dit dans l'intention de tromper; est-il donc étonnant que nous nous trompions...? » « Qu'on ne nous accuse pas trop légèrement, ajoute-t-il, si nous nous trompons par ignorance; la seule chose digne d'un blâme irrémissible est de tisser volontaire-

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