Ifsta Dci lier Francos, I. II
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tûmes et les traditions de l'Église, pour s'opposer, avec une telle insistance, à cette « habitude pernicieuse » qui infestait tout l'Occident. 11 se trouvait, il est vrai, appuyé dans cette lutte par le pape Pascal II dont la sai^esse et la modération succédaient à la farouche intransigeance d'Urbain II. Dans un concile tenu en HOO à Poitiers, le [)ape Pascal avait, contre ce mouvement grandissant de superstition et d'adoration des reliques, fait édicter le canon suivant par ses légats, les cardinaux Jean et Benoît : « Qu'il soit interdit à aucun clerc de prêcher en promenant des reliques pour cause de lucre » .
Le De Pignoribus sanclorum apporte un témoignage plus frappant encore de l'esprit de prudente critique et aussi de haute probité qu'apportait Guibert dans la pratique des choses de la vie. Cet ouvrage n'a point de similaires dans toute la littérature théologique du moyen âge. Guii)ert nous apprend luimême qu'il a été encouragé à l'écrire par
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l'exemple de saint Augustin qui, lui aussi, a protesté contre l'abus des reliques. Mais Guibert est bien plus hardi que saint Augustin et il faut aller jusqu'au Traité des Reliques de Calvin pour trouver une hardiesse égale à la sienne.
M. Lefranc a donné une analyse trop complète et troj) lumineuse du Traité des reliques de Guibert pour que nous puissions faire autre chose que de la reproduire textuellement :
« Le De Piynoribus est dédié à Eudes, abbé de Saint-Symphorien, près de Beauvais, qui devint plus tard évêque de cette ville et que l'auteur avait probablement connu pendant son séjour au monastère de Saint-Germerde-Fly. La dédicace raconte les origines de l'ouvrage. En voulant seulement étudier les divers problèmes qui se posaient à propos de la dent du Christ de ses voisins de Saint- Médard de Soissons, Guibert s'est trouvé entraîné beaucoup plus loin qu'il ne le prévoyait. Il s'excuse de n'aborder le véritable
sujet (le son travail que dans le IIP livre, mais les considérations qui occupent les deux premiers livres étaient, à ses yeux, indispensables. C'est aussi l'avis du critique moderne. Il répond ensuite à un certain nombre de critiques et d'objections qui lui avaient été adressées par ses premiers lecteurs, ce qui prouve que l'apparition de l'œuvre n'alla point sans provoquer les commentaires.
« Le I" livre a un caractère tout à fait général; il apparaît même comme étant le plus important du traité. Guibert n'a rien écrit de plus intelligent ni de plus hardi. C'est là qu'il faut chercher sa profession de foi en matière de critique historique. Habilement, il débute par une affirmation qui place tout de suite la question soulevée par la prétention des moines de Saint-Médard sur un terrain des plus favorables à la thèse négative qu'il va soutenir. « S'il est mal de se tromper sur les conditions de la résurrection générale des hommes, combien n'est-il pas plus criminel
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(le supposer que quelque partie de son corps ait pu manquer au Maître de toutes les créatures, lors de sa résurrection! » Et l'argumentation se poursuit alerte, incisive, rappelant à s'y tromper la dialectique dont Calvin usera plus tard en pareille matière : « Puisque toute l'espérance des mortels repose, eu ce qui concerne la résurrection, sur l'exemple donné par Jésus-Christ, il est hors de doute que les conséquences de la promesse divine se trouveront nécessairement infirmées, si l'on constate chez l'auteur même de la promesse soit quelque défaillance dans sa puissance d'action, soit quelque lacune dans la réalisation des choses promises. Car, lorsque celui qui promet ne tient pas ce qu'il avait annoncé, ou hien il est accusé de tromperie, ou bien il prouve que sa puissance est inférieure à celle qu'il devait manifester et par laquelle il devait affirmer sa supériorité. Donc, qu'on ose retrancher quelque chose à Dieu en diminuant sa puissance, ou qu'on l'accuse d'infidélité dans
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l'accomplissement de ses promesses : il y a là deux alternatives éj^alement horribles à concevoir et que personne n'oserait affronter sans des intentions blasphématoires. La raison ne saurait imaginer, en effet, quelque chose de plus impie et qui insulte davantage à la croyance universelle. »
« Tel est le raisonnement de forme syllogistique, présenté en une langue nerveuse et précise et dont la traduction ne peut qu'affaiblir le relief, par lequel débute notre traité, en montrant que l'existence d'une relique du corps du Christ est en contradiction avec le dogme de la résurrection. Guibert se hâte d'en déduire des conséquences assez transparentes. Comment admettre, selon lui, que dans l'intérêt étroit d'églises particulières, des atteintes aussi graves, telles que celles qui résultent fatalement de semblables inventions, aient été portées à la foi chrétienne? Cela revient à couvrir la main <lc lourds ornements d'or, au risque de paralyser par leur poids l'action de
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tout le reste du corps. Quel inutile accroissement de beauté que celui qui donne plus d'éclat à une seule partie et compromet l'existence de l'ensemble! Assurément, la diversité des coutumes des églises, au point de vue des pratiques du culte, ne compromet nullement l'intégrité de la foi catholique. Il y a des conditions essentielles, telles que le baptême et l'eucharistie, sans lesquelles un homme ne saurait être considéré comme chrétien. Mais on peut également admettre qu'il suffît de la foi, à défaut de tout autre élément, pour obtenir le salut. A plus forte raison existe-t-il beaucoup d'actes religieux qui ne sont pas absolument indispensables pour réussir à être sauvé. On peut très bien mener une vie irréprochable et s'abstenir de ces pratiques. Tout ce qui se rattache aux corps des saints et aux objets qui ont été à leur usage rentre précisément dans cette catégorie. Ce culte est d'un caractère d'autant plus facultatif qu'il n'offre le plus souvent que des garanties tout à fait
illusoires. Les questions trautheiiticité laissent place à toute sorte de réserves. Ce n'est pas la croyance populaire, mais l'antiquité de la tradition ou le témoignage d'écrivains véridiques qui devrait décider de la sainteté d'un personnage. Quelle garantie y a-t-il lorsque le culte ne repose sur aucun souvenir sérieux, ni sur des écrits authentiques, ni sur des miracles dûment constatés? Et encore, quand on parle de témoignages écrits, il faut a'cn tendre. La plupart des relations composées sur les saints sont si suspectes que leur mémoire en peut être plutôt salie que glorifiée chez les infidèles, a Même quand elles racontent des choses vraies, elles sont rédigées en un style si grossier, si vulgaire, si terre à terre*, et avec si peu d'ordre, que là où elles ne le sont justement pas, elles font encore l'efTet d'être fausses. » Et le réquisitoire continue plus vif
1. «Et, ut poolico vorbo iiiar, liiinii scrponli oloquio profcruntur », dit Guibeit. Ce dornier aimait à citer Horace de inèiiie que Sénèque. D'autres citations d'Horace figurent dans le Traité des reliques.
et plus hardi. L'auteur fait observer que même pour ce qui concerne une partie des apôtres, leur vie apparaît entourée d'une si grande obscurité qu'elle prête aux inventions les plus fantaisistes. Combien cette incertitude ne doitelle pas être plus marquée pour des saints moins importants! Il expose alors — et c'est là un des passages instructifs par excellence du livre — comment les légendes hagiographiques naissent et se développent. Nous avons ici ce qu'on peut appeler la psychologie du groupe des saints inconnus, c'est-à-dire de ceux dont on est condamné à ignorer toujours les commencements, la carrière et la mort même. Le rôle de l'élément populaire dans ce domaine est indiqué avec une extrême justesse. Plusieurs histoires curieuses viennent à ra])pui de ces réflexions, celle-ci par exemple : un certain abbé est honoré sous le nom de saint Pyron ; Guibert, intrigué, cherche à se rendre compte des origines de son culte. 11 découvre qu'il a atteint le comble de la sain-
teté : le pieux abbé pris de boisson est tombé dans un puits et s'y est noyé.
« Ces exemples cités, l'auteur demande avec raison qu'on s'inquiète, avant de proposer un mort à la vénération des fidèles, de savoir s'il a été bon ou mauvais durant sa vie. A^ant de prier un saint, il importe de rie pas avoir de doute sur la réalité de sa sainteté. Les prêtres ont tort de ne pas chercher à arrêter les abus auxquels se laisse aller le vulgaire sur ce point. Elever sans cause un homme au rang de bienheureux, c'est le parer de titres faux et sacrilèges. Le devoir de régulariser le culte des saints devrait appartenir exclusivement aux prélats. Les prodiges extérieurs ne suffisent pas à établir la sainteté. Guibert a vu de ses yeux le roi Louis VI, qui certes ne prétendait pas à cette dernière, guérir les écrouelles. Il y a des gens qui servent d'instruments aux miracles, sans que ce rôle ait aucune signification au point de vue de leurs mérites propres. Les actes authentiques des
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saints servent à la G:loire de Dieu, pendant que les faux ne font qu'y porter atteinte. Qu'y a-t-il de moins édifiant que l'histoire dont l'abbé de Nog-ent certifie avoir été témoin? Un enfant, fils d'un chevalier du Beauvaisis et parent d'un personnage ecclésiastique très en vue, vient à mourir un vendredi saint. Le bruit de sa sainteté se répand, sans doute en raison du caractère sacré du jour de sa mort. Aussitôt les paysans des environs, toujours amis des nouveautés, s'empressent d'apporter des offrandes et des cierges à son tombeau. On lui élève un monument, bientôt entouré lui-même de constructions, et les pèlerins d'y affluer en foules considérables depuis les confins de l'Angleterre. L'abbé du monastère de la région, homme des plus sages, assistait avec ses moines à toutes ces impostures, et, incapable de résister à la séduction des nombreux présents que ce culte valait à son couvent, il allait jusqu'à laisser s'accomplir de prétendus miracles sans aucune réalité, infecta miracula.
« A la suite de ce récit, Guibert est amené à nous faire sur- ce chapitre délicat sa propre confession, et avec quelle spirituelle bonhomie ! Après avoir insisté sur le côté charlatanesque des tournées de reliques, il nous conte comment un jour il lui arriva d'assister à la harangue — il vaudrait mieux traduire : au boniment — fait par le chef d'un de ces cortèges de quêteurs. L'homme montrait la châsse remplie de reliques insignes : « Sachez, s'écriait-il, sachez que dans cette petite boîte est renfermé un morceau du pain que notre Sauveur a broyé — masticavit — de ses propres dents. Et si vous hésitez à me croire, voilà un éminent personnage (c'est de moi qu'il parlait, dit Guibert), dont vous connaissez tous la vaste science, qui pourra confirmer mon dire, s'il en est besoin ». — J'ai rougi, avoue notre auteur, en entendant ces paroles, intimidé surtout par la présence de tous ces gens que je savais disposés à défendre le fourbe. Je me suis tu, plus pour éviter
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les invcclives des assistants que par crainte (le l'orateur lui-môme, que j'aurais dû surle-champ dénoncer comme faussaire. Que dirai-je? Ni les moines, ni les clercs ne s'abstiennent de ces honteux trafics, au point de faire, en ma présence et sans que j'aie le courage de m'y opposer, des déclarations hérétiques touchant notre foi. C'est le cas de répéter le mot de Boèce : Jure insanus Judicarer, si conlra insanos aUercarer. Ici comme ailleurs, l'abbé de Nogent ne laisse échapper aucune occasion de dénoncer, comme elles le méritent, les superstitions populaires. (Voir aussi liv. HT, chap. i.)
« Il aborde avec le chapitre m l'étude des caractères de la vraie sainteté. A ses yeux, prier à l'aventure un prétendu saint, dont on ne sait rien, sauf le nom, constitue un véritable péché. La plus grande circonspection doit donc présider à la rédaction des compositions hagiographiques. Quoi de plus illogique que de voir entreprendre pour la i)remière fois, à l'époque
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actuelle, des biographies de saints pour lesquels on revendique, d'autre part, la plus haute antiquité? On a souvent demandé à l'auteur d'en écrire de semblables. « Mais, dit-il, si je me trompe dans les choses mômes que j'ai vues de mes yeux, que pourrai-je dire de véridique sur celles que personne n'a jamais vues? » Parole profonde, s'il en fut, qui seule suflirait à assigner une place éminente à celui qui a osé la prononcer, en un temps où la vérité qu'elle exprime n'avait jamais été davantage méconnue et méprisée. Et Guibert continue en se moquant plaisamment de ses solliciteurs. Ces fraudes d'ordre littéraire le ramènent à la question des reliques incontestablement fausses et que cependant la foi admet avec certitude. Trois exemples servent de commentaire à ses observations générales : d'abord le prétendu crâne de saint Jean- Baptiste que les villes d'Angers et de Constantinojde prétendent posséder toutes les deux, ce qui suppose que la fraude et le men-
songe sont au moins d'un côté; ensuite l'iiistoirc de la découverte supposée du corps de saint Firmin à Amiens, faite par GeofTroi, à qui notre abbé avait succédé à la tète de l'abbaye de Nogent. Nulle part peut-être Guibert ne s'est montré critique plus perspicace, et les érudits modernes qui se sont occupés de la question sont loin de l'égaler sous le rapport de l'indépendance du jugement. En dernier lieu, le récit de l'amusante confusion commise à propos de la prétendue invention de saint Exupère.
« Je signalerai seulement au passage les développements si justes consacrés aux deux thèses chères à l'auteur, dans lesquels il combat l'usage des châsses et des reliquaires d'or et d'argent, en même temps que les exhumations et les translations de corps saints ou réputés tels. Il s'élève dans ces pages à une hauteur de vues vraiment remarquable; on y constate à quel point sa pensée avait mûri, combien ses idées s'étaient affermies et pré-
ciséos, depuis le temps où il lançait ses premières attaques contre ces usages abusifs.
« Craignant sans doute d'avoir contristé quelques âmes pieuses, l'auteur termine son premier livre sur plusieurs assurances consolantes. Il expose que ceux qui vénèrent de bonne foi les reliques d'un saint pour celles d'un autre, ne pèchent point, et que la prière adressée à une âme donnée à tort comme sainte est susceptible d'être agréée de Dieu, pourvu qu'elle parte d'un cœur simple et fervent.
« Avec ce livre se termine la partie générale du traité. Je me bornerai à indiquer en quelques mots la substance des trois autres livres, non moins attrayants à leur manière, mais d'une portée plus spéciale. Le second traite du corps véritable du Christ et de celui qui se manifeste dans le sacrement de l'autel. La démonstration commencée dans ce livre (chap. i et II) et continuée au livre suivant (chap. u et ni, § 4), à l'aide de laquelle Guibert prouve
que le Christ n'a pu laisser sur la terre aucun
fragment de son corps, pas plus une dent que telles autres reliques qu'il vaut mieux nommer en latin, est un chef-d'œuvre de dialectique. Avec quel sens de la réalité il remarque, par exemple, que les contemporains de Jésus, surtout pendant ses années de jeunesse, n'ont jamais pu se préoccuper de conserver quoi que ce soit d'un personnage dont ils ignoraient le caractère et qui n'était à leurs yeux rien de plus que tout autre de leurs citoyens. Chemin faisant, que de données curieuses sur les ravages de la simonie (chap. m, § 6), sur l'indignité de trop nombreux prêtres et évêques et sur les conséquences de ce relâchement (chap. ni, §4)!Maisc'estsurtoutdansleIIP livre, où les questions spécialement relatives à l'existence de la dent sont examinées et résolues, que l'éloquent moine a déployé sa verve la )dus puissante. Il y a là des traits d'ironie dignes tout ensemble de Rabelais, de Calvin et de Voltaire. Les objections des religieux de Saint- Médard, traités durement de faussaires (chap. i,
§ 3), les miracles prétendus qu'ils allèguent, leurs calculs avides et ceux de leurs pareils : tout cela est réduit à néant ou dévoilé avec une logique supérieure. On peut y voir la digne conclusion du traité, puisque le IV^ livre, De interiori mundo, a un but plutôt mystique et théologique. L'abbé de Nogent traite dans ces pages de questions relatives aux visions et aux apparitions. « Il enseigne que le monde intérieur n'ayant rien qui frappe le sens, l'imagition ne peut se représenter l'état de ce monde et qu'il n'y a que la force de l'entendement qui puisse y atteindre. Les visions et les apparitions dont il est parlé dans les livres de l'Ecriture Sainte étaient seulement des signes et des figures sous lesquels Dieu apparaissait aux prophètes. » Il en est de même des visions décrites par saint Jean dans l'Apocalypse. Ce livre doit, dans la pensée de l'auteur, opposer les choses du monde spirituel, la contemplation divine, l'idéale perfection, aux superstitions grossières nettement matérialistes, qu'il
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s'est chargé de mettre à nu. C'est, si l'on veut, la partie positive d'édification après la critique destructive des abus du culte. »
Comme on le voit, Guibert est religieux, mais il est loin d'être superstitieux. Les prodiges, miracles, qu'il raconte dans ses mémoires, il les décrit avec l'étonnement naturel de quelqu'un qui ne comprend pas, qui donne l'explication la plus simple, Dieu symbolisant pour lui toutes les forces de la nature. Ses visions, et celles de ses amis, les apparitions de la divinité sont naturelles pour une âme qui dans son exaltation religieuse se croit en relation, en communion constante avec Dieu. Mais la plupart du temps, il ne les rapporte que pour en tirer une conclusion morale; c'est un enseignement véritable, la punition du pécheur, l'avertissement au moment de la faute, la mise en garde contre le péché. Et dès lors nous comprenons pourquoi il a encombré ses livres de ces histoires diaboliques et extraordinaires, de prêtres et
de moines visionnaires ou possédés, atteints, à la suite d'une faute grave, de maladies soudaines ou frappés de mort subite : il remplissait son devoir de moraliste et d'éducateur. Mais il a l'àme assez élevée pour refuser de croire que les peines de l'enfer pussent être des peines matérielles.