‹ Le moineChapitre 26 sur 58 · LE uomu · texte numérisé non relu

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les autres, avec un aplomb imperturbable, je dis tout haut :

« — Mais, mon Révérend Père, c'est très-bien démontré pour les eaux de la Salette et de Lourdes» Il n'y a aujourd'hui que des impiefe ou des protes^ tants qui en doutent.

t Je.venais de donner, devant le vieillard, mon certificat de croyance bien explicite aux superstitions.

« — Si tant est, dit frère Biaise dans son jargon, qu'autrefois, à la pointe du jour,, quand j'allais sonner VAngelm^ dans le temps où l'église était abandonnée et ouverte de toutes parts, j'ai vu de pauvres mères, qui avaient apporté, la nuit, leurs jeunes enfants de plusieurs lieues, les plpnger tout habillés dans la fontaine de Saintr Sauveur. On connaissait bien vite quand le miracle avait lieu. La petite robe des enfants refusait de s'enfoncer et surnageait. Mais si la robe se trempait, l'enfant devait mourir.

« — Cela se voit, dit le Révérendissime , dans une multitude de fontaine^s auxquelles Dieu, par sa grâce, a donné cette puissance de guérison. Mais nulle ne vaut la nôtre, qui, d'après les anciennes chartes, guérit de toutes les maladies.

« — Cela est une très-grande supériorité , mon Très-Révérend Père, lui dis-je.

« J'ai eu pour réponse un très-doux sourire du vieillard.

« Voilà où nous en sommes pour le quart d'heure. C'est là toile d'araignée balayée le jour et reconstruite le lendemain matin, à la même place et de la

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