‹ Le moineChapitre 27 sur 58 · LA FONTAINE DE GUÉRISON · texte numérisé non relu

LA FONTAINE DE GUÉRISON

même façon. Moines et araignées ne pourront que fabriquer mêmes superstitions et mêmes toiles.

« Adieu, mon bien cher ami. Je viens de lire ma trop longue lettre à dom Guillart, qui m'appelle fou de vous écrire des choses, selon lui, si légères et si peu dignes d'un grave prieur. Elles vous amuseront un instant, et ce sera une bonne œuvre. Vous jetterez ensuite cela au feu, et ce sera justice.

« Continuez toujours à adresser vos lettres à madame Simon, à Charroux. C'est la belle-sœur de notre frère convers Simon, que j'ai niis tout à fait dans mes intérêts. C'est par ce moyen que notre correspondance aura toute sécurité. Je tiens mon abbaye par la tête et par la queue.

« Adieu, brave capucin ! les amis vous ambrassent de cœur. Le jour du triomphe viendra.

« Durate et vosmet rébus servate secundis. Ce latin-là n'est pas tiré du Spicitegium Karrofense. Il n'est pas plus mauvais pour cela.

f Adieu, »

LE SAINT YOBU DE GDARROUX

Pendant des siècles, rien n'a eu plus de vogue dans le centre de la France, Touraîne, Poitou, Marche, Limousin, Auvergne, Saintonge que le sainl vœu^ le digne vœu de Charrou.>L.

On jurait, au moyen âge, par le vœu de Charroux ; C'est Rabelais qui nous l'apprend. Et nous avons une lettre ofTicielle de Louis. XI, qui portait toujours sur lui un morceau de la vraie croix (1) provenant de Charroux, adressée aux maire et échevins de Poitiers, par laquelle il leur donne la charge de porter au saint vœu de Charroux six lampes d'argent, dont il avait fait le vœu (2).

(t) « Louis XI portoH conttmeUement avec lui k fust de la benoite croix que Charles Vill avait otiteiiue de l'abbaye de Charroux. » (Notice sur Tabbaye de Charroux, par M . de Chergé. '^Mémoires âe$ Antiquairetde VOuetU t* h p* 286.)

(2) Hi$L du Poitou^ par Thibaudeau, tome I, page 251.

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