PAX
« Nous, Fr. Claude Batailler, par la miséricorde divine, abbé de Saint-Sauveur de Charroux,
c Dans la cause de Fr. Raoul de Gargilesse, religieux prêtre bénédictin de notre congrégation, accusé d'avoir violé grièvement la sainte loi de la continence religieuse, crime que punit l'article VI du titre IV du code criminel de ladite abbaye de Charroux,
« Avons nommé, pour connaître de ce crime et se constituer en cour de justice, afin de prononcer sentence et au besoin appliquer des peines, les frères [suivaient les noms) , qui vont siéger immédiatement dans la salle capitulaire érigée en salle de justice.
c Avons signé la présente ordonnance.
« Fr. Claude Batailler, « Abbé de Charroux, 0. S. B. »
Muni de cette pancarte et ayant à l'instant convoqué le chapitre, le Révérendissime fit signifier à chacun des susnommés l'ordonnance que nous venons de lire. Il déposa entre les mains du promoteur en la cause, remplissant les fonctions d'accusateur, la lettre de l'époux offensé et le manteau du moine prévaricateur trouvé par lui et renvoyé comme pièce probante.
La cour se constitua.
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Le public fut le Révérendissime, l'œil morne, la figure impassible, enfoncé dans sa stalle capitulaire» comme k génie fatal et immobile du moyen «âge ressuscitant au sein de la société nogivelle poiu* la ramener aux institutions du passé.
Le réquisitoire fut pronoacé par le révérend promoteur en la cause.
Les pièces prenantes furent exhibées^
Les griefs énoncés,
Le jugement prononcé.
. Il nous faut le transcrire, glacé d'horreur <iue nous sommes sur les aberrations dont est capable l'esprit humain quand lise jette dans les voies d'un fanatisme retardataire et brutal.