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Voici ce qu'on lit dans X A»*emhlce nationale, à propos de la séance d'aujourd'hui :
• Chaque jour nous nous rendons à la Chambre avec l'espérance de trouver plus de cjime, plus de dignité, plus d'énergie surtout, et chaque jour nous nous relirons le cœur navré, ne sachant comment rendre compte de ce que nous aVons ru, de ce que nous avons entendu.
• La conduite de 3L Etienne Arago, le 15 mai, a été l'objet de beaucoup d'attaques. Pourquoi n'a-t-il pas de-mandé à son épée de faire ce qoe n'avait pu faire sa parole?
■ M. Etienne Arago a manqué d'élan, et le public, qui dépasse souvent le but, s'est rappelé qne le chef de bataillon qui a montré tant de tiédeur était le directeur-général qui tolérait que sa griffe donnât la circulation gratuite au journal de Swbrier.
• il n'est pas possible d'accepter sérieuseraeni les explications de M. Ara^o. •
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Une dpcisioi» y ou.' piise par l'Assemblée, (Hii signale ut» grand progrès •, elle esl insérée an Monittur. La voifi :
• L'Assemblée naiionale inierdii formellement à ses nieicbics tomes apostilles, recommandaiions ou sollieitaiions.
• Délibéré en séance publique, à Paris, le 18 mai 1848. •
Maintenant, reste à savoir si elle sera exécutée.
L'Assemblée a adopté un décret, où nous remarquons les passages suivants :
• Français,
• L'Assenibl(''e nationale vons répond du salut de la pairie. Ahiiiacéo un monicm, elle a vu la noble ville de Paris se lever tout entière poui' sa défense. Dans les uuirs, citoyens et soldats soin accourus au signal du péril; tous ont bien mérite de vous: que la n connaissance du pays foil leur juste récompense ; que vos acclamations unanimes répondent à celles qui retentissent autour de nous.
«... Une poignée de séditieux avaient tenté le plus grand d( s crimes dans un pays libie, le crime de lèse-majesté naiionale, l'usurpation violente de la souveraineté du peuple. Par une surprise d'un monieni, ils avaient forcé l'enceinte du palais des lois. Déjà ils nous dictaient leurs insolents décrets. Citoyens, par aucune délibération, par cucunc parole, par aucun signe, vos représentants n'ont accepté l'oppression de la force.
.... La liberté ne vil que par l'ordre, l'égalité s'appuie sur le respect des lois, la fraternité v( ut la paix ; ce n'est qu'au sein d'une société tramiuille qne le travail prospère et que le piogrès s'accomplit.
i.t .-'•fftf'^* ptenidcnt et gecréUiire/t,
• BUiUEZ , PkUPIN, F. Dr.GliORGE,
T. Lacrossk, Iïmile Péan, Edmond Lafayiïtte. »
Nous demandons paidon à nos lecteurs de les viiiilir de cinqciante-cinq ans, en Il s ramenant aux. fèlcs myiliologiques de .Messidor. .!•]>■,! Ji;;riij"i!)-)ii )!>J^
Il est boni tfH'dlB «»che qu'en l'an de grâce 1848, il y a eu un directeur des lieaux-aris, <|iii a proposé le riilicule programme dont nous faisons giàce à nos lecteurs, et un ministère qui l'u adopté.
Toutes ces nouveautés ne coiitoro;it, il esi vrai, que neuf cent mille francs.
Paris. — C'était la fête de la Concorde, de celle au moins qui unit l'immense majiiiité de la population de Paris et de la Fiance avec l'Assemblée nationale. Quoiqu'il ffit difficile de découvrir l'Assemblée au milieu des curieux parmi lesquels elle était presque confondue, c'est en son honneur que se sont élevées les unanimes acclamations qui ont retenii dans !e Cliampde-Mars, comme sur tons les points p:ircoiu'iis par le cortège, ei qui releniissenl encore dans ions le,> cœurs. Le salut de la France esl dans celle paiiiotiijue union. La lèle a été belle suitout pav le seniinient qui l'animait. Presque jusqu'au dernier moment on était incertain si la solennité amait lieu. L'anloriié, dans la rédaction de son dernier programme, avait omis de mentionner la gar(je nationale et l'armée, et il ne leur a été donné nufang que dans un paragraphe additionnel. C'était leposlscriplum, où l'on dit ce qu'on a de mieux à dire.
On icrminaii certains préparatifs de la fèie pend;mi qu'on la célébrait. En certains endroits, les mois qui composent la devise de la République étaient encore inachevés. Ce qu'il y avait d'un peu confus dans les mesures improvisées de l'autoi ilé, a éié rectifié par l'enihousiasme du peup'e. Il en esl de noire situation actuelle comme de certaines tragédies antiques, c'esi le chœur, cet iinnnnso chœur dune nation toute entière, qui joue le premier tôle.
On pourrait sans malveillance conclure d'une noie insérée dans le Moidtcur de ce jour 21 mai, jour où on fêle la concorde, qu'elle ne règne pas absolument eniie les membies de la commission executive. Il s'agii de la disiribuiiun d'armes et de cartouches faites la veille de la manifestation du IG avril à celle luétendue succursale de la préfecture de police, sise dans la maison de la rue (!e Rivoli, IG.
M. Arago lient à prouver que, comme minisire de la guerre, il a donné l'ordre de fiiurnir les fusils et les muniiions qui lui étaient demandés par l'anloriié chargée de veiller à la suivie de Paris, mais qu'il n'est inlervenu en rien dans la repartiiiou anormale qui s'en esl faiie entre les deux sièges
de celle police en pariie doublo, dont il n'avnîi pas à comiaiire.
M. Aiaso laisse à M. Ledru-Rolliii loiiie la responsabiiiié de la confiance mnllieiireuse que ce dernier a accordée le 15 avril à ces auxiliaires irréguliers qui l'oul si mal jusiiliée le 15 mai.
La question du coslume des représentauls est résolue. L'Aiseniblée a adoplé le décrel suivant :
An. 1". Tout représenlant, siégcanl en séance, devra porter à la boutonnière un signe dislin;iif, conforme au modèle, et consistant rn un ruban rouge à liserés blanc et bleu, orné des faisceaux de la Républiqucj^urmontés de la main de justice.
An. 2. Dans les cérémonies extérieures, les représcnianis devroni, eu outre, poi ter ui.e écharpe tricolore à franges dVr, suspendue à l'épaule droite et passant sous le bras gam be.
Déli'jéré en séance publique, à Paiis, le 20 m li 1S48.
Lt$ président et gecrctaire$.