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appliquée à ces sublimes contemplations, y avait puisé le feu de la plus ardente charité. Elle aimait vraiment Dieu sur toutes choses, et trouvait dans cet amour toute sa force et toutes ses délices.
Sa foi à l'égard des vérités révélées de Dieu était portée au plus haut point; elle
trouvait une compensation à ses peines
. dans l'attente du royaume de Dieu; elle
savait que cette béatitude consiste précisément dans la possession de la beauté suprême, elle jouissait donc dès cette vie d'une béatitude anticipée, à cause de l’ardent amour qu’elle avait pour Dieu.
Animons-nous nous-mêmes à cet amour ; ne cessons pas de nous appliquer à connaitre les grands motifs que noùs avons d’aimer notre Dieu. Non, ne perdons plus de temps à de vaines affections qui nous éloignent de notre but principal qui doit être d’aimer Dieu, de tendre sans cesse vers lui, de placer en lui toute notre félicité dans cette vie et dans la vie éternelle. à PRATIQUE. — Neuf Ave Maria. — Recitez avec la plus grande dévotion un acte d'amour
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tions, * M ‘ de Dieu et du prochain, en renouvelant la |
e cha- | promesse d’aimer Dieu seul par-dessus |
toutes toutes choses. — Sainte Anne ‘ntercédez | !
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peines : D. so XIe JOUR.
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Nous devons aimer Dieu a cause de ses
préci- immenses bienfaits.
beauté te vie .. Jn autre motif qui doit nous exciter e l’ar- à à amour de Dieu, c’est la pensée que ce Dieu nous aime et nous aime d’un amour mour; : extrême, c’est-à-dire, non pas seulement onnai- en pañfoles, mais en faits; car en lui, vous d’ai- | loir du bien et faire du bien, c’est une seule lus de et même chose. Voilà pourquoi ce Dieu, à Slote infiniment heureux en lui-même et dans
ses perfections sublimes, nous créa par pur amour, et nous donna une nature, non pas égale à celle des autres créatures qu'il avait déjà faites, mais une âme dans la- *ecitez quelle il imprima son image divine, qu'il amour orna À dons de sa grâce, qu'il munit de
it être ers lui, dans
DAT TA TPINACERA LAINE D EAPIANANENES
puissances intérieures et extérieures; et à cette âme il joignit un corps doué d’organes
merveilleux et admirablement soumis au .
domaine de l’âme.
Mais tout ne lui suffit pas. Cette créature qui est son enfant privilégié, Dieu l’environne de mille prodiges sur la terre, au ciel, dans les eaux, dans les airs ; il fait servir à ses besoins, et lui donne pour ministres les animaux, les plantes, les campagnes, les étoiles, le soleil, et tout ce qui peut contribuer à lui rendre l’existence agréable. Il dispose toutes ces choses avec une souveraine sagesse et d’une main toute-puissante, non pas pour son utilité propre, mais pour l’unité et l'agrément de l’homme.
Voilà autant de bienfaits signalés de notre Créateur. En faisant toutes ces choses, Dieu a prétendu seulement nous manifester la grandeur de son amour, afin que la vue de ses bontés nous engageât à y répondre par une vie toute d'amour. De quelque côté que nous nous tournions, partout nous rencontrons des créatures qui nous parlent
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de l'amour de Dieu pour nous; mais tious
quels sont les témoignages d'amour que nous donnons à Dieu ?
II. Tout ce que Dieu a fait pour notre amour dans la création, il ne cesse pas un seul jour de le faire; car ce qu’il a prescrit une fois aux créatures, il veut qu'elles le continuent sans interruption; il pourvoit ainsi d’une manière constante à notre bienêtre. C’est donc lui-même qui nous éclaire dans le soleil, qui nous réchauffe par le feu, qui nous nourrit au moyef des aliments, qui nous récrée par la musique, qui nous charme par le spectacle du beau et du grand, en sorte que nous n’avons rien, soit au dedans soit au dehors de nous, qui ne procède de sa main bienfaisante. 11 nous sert par amour, avec l'intention de nous être agréable et de nous faire du bien. La nuit, il nous envoie le sommeil, et il nous conserve, il veille sur nous pour nous préserver de tout mal. Le jour, il nous assiste dans tous nos besoins, il nous inspire des jugements droits, de chastes affections; il nous aide dans tous ce qui nous intéresse,
59 ONZIÈME JOÜR.
nous soutient dans nos démarches, nous protége contre les dangers, se réjouit que tout tourne à notre avantage, désire que tout concoure à notre bien; il n’y a en nous ni une démarche, ni une parole, ni une pensée, ni une respiration, ni un mouvement que le Seigneur n'’observe, qu’il n’entende, qu'il ne dirige qu’il n’entretienne, afin que tout conspire pour notre bien, que tout se fasse pour uotre avantage, et qu’ainsi, en cheminant dans la vie, nous cheminions dans la voie de la véritable félicité.
Les tribulations même dont il nous éprouve de temps en temps, sont des bienfaits; il ne les permet que pour: mieux nous faire avancer dans le chemin du slut, et elles ne sont dommageahles qu’à ceux qui, fermant les yeux sur leur fin dernière, considèrent la tribulation comme l'effet de la colère d’un Dieu cruel, et blasphèment ses bienfaits.
Loin de nous un tel aveuglement, et une telle misère. Envisageons plutôt les titres que le Seigneur possède à notre reconnaissance et à natra mavr
et une s titres recon-
III. Les traditions du peuple d'Israël rappelaient le bienfait de la création, et les autres merveilles qu'avait opérées en faveur de son peuple ce Dieu qui est le maitre du ciel et de la terre. C’est par lui qu'Israël avait conquis la puissance des Egyptiens, par lui qu’il s'était mis en possession de la terro de Ghanaan; par lui que David avait remporté ses victoires, .et Salomon, acquis tant de gloire et de richesses. Tous ces prodiges et mille autres semblables faisaient le sujet continuel des méditations de sainte Anne. En les repassant dans son esprit, elle sentait s’allumer dans son cœur la flamme d’une charité toujours plus ardente. Oui, à ses yeux, tous ces bienfaits portaient l'empreinte de l'amour, mais de l’amour d’un Dieu ; c'était pour elle autant de preuves éclatantes et prodigieuses de son amour; elle s’étonnait comment ce Dieu d’une majesté infinie
‘avait daigné faire tout cela pour un peuple
qui s’en montrait si peu digne et si peu reconnaissant.
Élle considérait toutes ces choses, et de
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même qu'autrefois Moïse s'était offert luimême, en reconnaissance de tout ce que les Hébreux devaient à leur divin protecteur, ainsi sainte Année se dévouait entièrement au Très-Haut, et par son amour, par ses hymnes de louanges, par une vie toute employée au service de Dieu, elle tâchait de suppléer charitablement au défaut de reconnaissance de son peuple.
; Quel parfait modèle d'amour ! imitons-le donc; car c’est là précisément ce que Dieu attend de nous.
PRATIQUE. — Neuf Ave Maria. — Nous réciterons le Te Deum pour les bienfaits sans nombre que nous avons reçus de Dieu.
—Sainte Anne, intercédez pour nous.
XIIe JOUR.
De l'amour que Dieu nous à témoigné comme Rédempteur.
I. L'amour de Dieu envers nous éclate principalement en se qu'il a entrepris de nous racheter de l'enfer. Ah! bien. que
luique >tecière-
par oute hait t de
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Nous aits Dieu.
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chaque jour nous entendions répéter ces paroles, rédemption et Rédempteur, qui sait si nous en avons jamais pénétré le sens comme il faut ? Qui sait si nous avons médité tout ce qu'il suppose d'amour de la part de Dieu à notre égard ?
Au mépris le tant de dons et de grâces reçus dans notre création, au mépris de tout ce que le Seigneur a fait pour notre conservation; en un mot, malgré son amour immeñse et infini pour nous, nous étions condamnés, à cause de nos péchés, à périr éterhellement ; et par conséquent nous rendiqns inutile l’œuvre de la création et de ja conservation, inutiles les desseins que £ Seigneur avait formés pour sa gloire en nous destinant à une félicité éternelle
Mais même amour qui avait porté Dieuë nous créer, lui fit trouver un remèd/ à un mal si affreux; et dans ses conpils éternels, il choisit l’incarnation, la viept la mort de Jésus-Christ pour nous délvrer des châtiments éternels qui nous atpndaient. L'amour et la sagesse ont