‹ Le mois de juillet consacré à sainte Anne [microforme]Chapitre 11 sur 89 · RS MAT RER TE REUN PPS PRE · texte numérisé non relu

RS MAT RER TE REUN PPS PRE

imaginé cet unique moyen de salut; l’amour et la toute-puissance en ont dirigé l’exécution, de sorte que l'amour divin a été ici le conseiller et l’exécuteur. Ah!

quel ineffable amour! Jamhis nous ne méditerons assez toute la grandeur d’un bienfait si insigne. Et cependant Dieu aurait pu nous abandonner éternellement à notre malheur, et en nous! châtiant de la sorte, il n’auruit rien Ôté à sa félicité suprême; quand même nous ussions été damnés éternellement, il n’eneût pas été moins heureux. Malgré cela) il semble à voir sa corduite, qu'il et manqué quelque chose à sa féucité, s’il ne nous avait pas arrachés par sa miswicorde à l'éternel châtiment que nous avons mérité. La chose parait incroyable elle est cependant réelle.

IT. Quelle bonté de la part don d'envoyer sur la terre son Fils urique lui-même, de le faire semblable à hommes dont la nature était si dégrälée par le péché ! quelle bonté que la suprême majesté d’un Dieu, que la beauté inc

parable d’un Dieu, qu’un Dieu absolument indépendant et infini dans toutes ses perfections se soit uni à la bassesse, à la laideur, à la servitude, à la misère; qu’un Dieu en un mot'se soit fait homme pour mourir, et par sa mort délivrer l’homme de la mort éternelle !

Qui peut penser à ce mystère, et ne pas être embrasé du plus ardent désir de servir un Dieu si aimant ? Qui ne sera point confus de se voir lui-même l’objet d’une si haute faveur, de voir un Dieu qui l’aime avec tant de générosité, et de reconnaitre en même temps, tant d’ingratitude, tant d’indifférence dans son cœur pour un Dieu si bon? Les anges l’aiment et l'adorent ; . mais ont-ils autant d'obligations que nous . envers lui? Dieu leur a-t-il donné des gages aussi précieux d'amour qu'à nous ?

En vérité, notre ingratitude devrait nous faire trembler.

III. Sainte Anne ne perdit jamais de vue le bienfait que Dieu était sur le point d'accorder aux hommes, en leur envoyant le libérateur promis. Elle lisait dans les

écrits des prophètes tout le ‘détail de sa vie, de ses œuvres, de ses souffrances, de ses miracles ; et cette lecture enflammait son cœur de reconnaissance et d'amour.

Mais qu’eût-elle dit, s’il lui avait été donné d’être témoin oculaire de la vie et de la passion du Rédempteur? Sa foi vive ne doutait nullement du futur et ponctuel accomplissement des prédictions des pro-

;phètes ; mais c'était bien différent de méditer le crucifix dans leurs écrits que de l'avoir sous les yeux comme nous.

Et maintenant, voici que Jésus s’est fait notre Rédempteur. Il a achevé et consommé l’œuvre de son amour; nous sommes les héritiers des mérites de cette mort et du sang précieux de la Rédemption.

Comment donc se fait-il que notre cœur soit si froid ? comment se fait-il que notre âme soit à peine émue des grands mystères qui étaient autant de traits enflammés pour celle de sainte Anne? Et cependant nous avons sous les yeux Jésus crucifié; bien souvent nous avons reçu son corps et son sang en mémoire de ce qu'il a fait pour

Tee er CR 2 ET ot al jé

sa nous, Parce que le temps s'éloigne où Je cette rédemption ‘a eu lieu, serait-ce là it un motif suffisant pour apprécier moins " la grandeur du bienfait que Jésus nous a né procuré par sa mort ?

Ja S'il en était ainsi, la conduite da sainte ” Anne seräâit un grave reproche pour ruus, el et notre ingratitude pourrait bien être Is bi sujet de notre condamnation. .

é- Prarique. — Neuf Aver Maria. — Ua de visite à l'autel de Jésus crucifié, où ncus

À réciterons cinq Paier, cinq Ave et cinq a Gloria en l’honneur des plaies de Jésus:

né Christ. — Sainte Anne, intercédez pour ME nous. + rt D.

8 XIIIe JOUR.

es Jésus-Christ est notre Maître et notre ifodèle.

à I. Jésus n’a pas seulerent été notre Le Rédempteur, il fut aussi notre Maitre et Fr nous enseigna toutes les vertus. Le monde e n’avait pas seulement besoin d’être racheté

et arraché de sa perte éternelle; il avait

SE AS vd er

ra QE rs als BL Der a LE EE à DS Er

ns 7 ess

EE SRE en ne em

encore besoin d'être instruit. Il fallait qu’on lui mit sous les yeux toutes ces

hautes vertus dont il n’avait plus la pro-

mière notion, parce qu’elles avaient été ruinées et confondues sous l'empire des passions. Aussi nul autre que la sagesse éternelle ne pouvait découvrir ‘et enseigner ces vertus aux hommes; et quelle occasion plus favorable que celle où le Fils de Dieu lui-même venait apporter aux hommes le plus grand des bienfaits, en les sauvant au prix même de sa vie? N’a-t-il pas ainsi obligé les hommes à recevoir par reconnaissance ses lecons, à les écrire et à les graver dans leur cœur, à les conserver enfin comme le testament d'amour de la grande victime de leur salut ?

Or, quelles sont ces vertus? La pauvreté, l'humilité, la résignation, la pureté, l’obéissance, le renoncement à la volonté propre, l'amour du prochain, le pardon des ennemis, le sacrifice de soi-même.

enfin l’amour de Dieu sur toutes choses.

Et Jésus a enseigné ces vertus en se promenant, en se reposant, en conversant : il

ui Se 1e Dm 0e À À

our reté. surtt 0 af tan 48 pie à

oO

De Pr nu

. fallait tes ces la pro-

ent été

ire des sagesse ensei- | quelle e où le ter aux s, en les N'a-t-il écevoir s écrire es con- ‘amour

a paupureté,

olonté pardon -même.

choses.

se prosant : il

les a enseignées dans les termes les plus simples, tantôt en les voilant sous des paraboles, tantôt en les découvrant manifestement, tantôt en discourant en face même de ses ennemis, et toujours avec une douceur, une conviction, une tendresse qui ravissait la foule, au point que, pour le suivre, elle oubliait la nourriture et s’attachait à ses pas jusque dans ja solitude du désert.

O mon divin Maitre, de qui, sinon de

‘Vous, aurais-je pu apprendre ces grandes

vertus, dont la pratique est si facile, dès qu’on cesse de suivre les passions, et qu’on est aidé par cette grâce que vous avez promise à tous ceux qui vous invoquent de cœur ? Ah! oui, j'en ferai du cas, et je m'efforcerai d’y conformer ma vie.

II. Non content de nous avoir enseigné ces belles vertus par ces discours, Jésus à voulu être le premier à nous en donner l'exemple. Riche, par nature et comme Dieu, de toutes les richesses du ciel, il a épousé volontairement noire pauvreté et notre abjection, nous enseignant l'humi-

ES ee

DE Ts ne né SE rome nee 2e mms me À tre

am

De

Page 1