‹ Le mois de juillet consacré à sainte Anne [microforme]Chapitre 16 sur 89 · ARRET · texte numérisé non relu

ARRET

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plus que vous-même ; mais, comme vousmême, parce que le Seigneur ne vous

commande jamais rien à quoi nous ne puissions nous prêter. Ainsi, il n& nous prescrit pas de sacrifier au prochain ce qui est indispensable à notre véritable bien spirituel, comme le grâce de Dieu et les vertus intérieures. Il nous ordonne toutefois de lui sacrifier tout ce qui est possible, mais sans préjudice de notre salut éternel, parce qu’en agissant ainsi, nous ne faisons qu'augmenter la somme de nos avantages spirituels. En somme, il nous ordonne d’avoir toujours en vue le bien de notre âme, et cela par amour pour lui. En effet, la charité est parfaite, quand on considère les intérêts d'autrui comme les siens propres, quand on aime le prochain comme soi-même, c’est-à-dire d’un amour généreux, agissant et bien réglé, je veux dire subordonné en tout à l’amour de Dieu.

Alors, quelque tendre que soit notre affection pour ceux qui nous sont chers, cet amour sera un hommage pour notre Créateur, et servira à l’accomplissement de son précepte.

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us ne nous ce qui bien t les outesible, ernel, sons tages lonne otre effet, idère promme rénédire Dieu.

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‘toute ambition et de tout orgueil.

ITI. Sainte Anne pouvait-elle aimer Dieu .

suns aimer le prochain? Ah! non, elle en donna une preuve, lorsque, contrainte de se retirer du Temple, elle le fit sans nul ressentiment, et que, réduite à vivre dans la ‘solitude, elle y vécut sans chagrin; car elle pardonna volontiers tout ce qu'il y avait eu d’offensant pour elle dans la conduite de ses ennemis. Elle leur pardonna, dis-je, en regardant leurs procédés injustes ccmme des épreuves que le Seigneur lui envoyait, et non pas comme des injures dont elle était victime.

C’est ainsi que nous devrions en agir en toute circonstance ; mais pour cela il faut avoir le cœur rempli de lamour de Dieu comme sainte Anne. C’est cet amour qui lui faisait trouver son contentement partout : dans la pauvreté et les humiliations dans le renoncement à sa volonté propre.

Animée d’un vrai amour pour le prochain, elle pardonnait et oubliait volontiers toutes les offenses. Si elle ressentait les injures, son cœur était incapable d’en conserver de l’amertume, parce qu'il était exempt de

Examinons un peu quelle est notre charité envers Dieu et envers le prochain.

Voyons un peu comment nous la pratiquons et de quelle manière nous accomplissons la loi sainte de Dieu. Voyons spécialement dans quelles vues nous aimons notre prochain.

PRATIQUE. — Neuf Ave Maria.— Si nous

avons quelque ennemi, proposons-nous | d’aller au devant de lui et de le saluer, la première fois que nous le rencontrerons.— Sainte Anne, intercédez pour nous.

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XVIIe JOUR.

Sur la paix de l’âme.

I. Qni est-ce qui ne cherche pas la paix de l’âme ? Qui est-ce qui ne la désire pas mn comme le plus grand des biens qu’on si puisse goûter sur cette terre? Cette paix, | la disons-nous, qui est inaltérable au milieu » t même des afflictions et des persécutions, | cette paix, que l’aspect même de la mort le ne contriste pas et qui fait trouver des :

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douceurs jusque dans la mort, cette paix qui est un repos suave et comme le prélude

de la félicité.

Oui, ‘certes, tous l’aiment et la désirent, mais où sont ceux qui la cherchent Jà où elle sé trouve uniquement, c’est-à-dire, dans la conformité parfaite à la loi du Seigneur ? Peut-on trouver la paix dans le désordre, ot trouver l’ordre en dehors de l’obéissance à la loi? non, jamais. Aussi n’y a-t-il point de paix pour l’impie ; il n’y a point de paix non plus pour ces âmes qui ne sont pas assez étroitement attachés à la loi de Dieu pour ne pas se laisser entrainer quelquefois à leurs passions. Ces âmes troublent aïnsi l’ordre et la tranquillité qui règneraient en elles, si elles étaient pleinement mortifiées. Voilà comment se vérifie la parole de Jérémfe, au sujet des faux justes : Nous avons attendu la paix, et nous n’avons recueilli que le trouble.

Soyons bien convaincus que la paix est le partage exclusif de ces âmes justes qui pr due leurs passions, et qui les subju-

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guent totalement à la raison comme à leur souveraine, en même temps qu'ils soumettent cette raison à la volonté et à la loi du Seigneur ; qu'ils la soumettent, dis-je, non-seulement avec promptitude et ponctualité, mais en se laissant guider uniquement par les douces inspirations de la grâce, tout comme un fils se laisse conduire par la voix de son père.

Voilà jusqu'à quel point il est vrai de dire que l’abondance de la paix est pour ceux-là seulement qui aiment la loi de Dieu:

Seigneur, une grande paix est le partage de ceux qui chérissent vos commandements.

II. Mais comment se fait-il que cette paix ne subisse aucune altération au sein des tribulations, ni même en face de la mort?

Le voici: Celui qui souffre pour l’amour de Dieu, souffre volontiers, et même d’autant plus volontiers qu’il a plus d'amour pour Dieu. Et puis, la mort, qu’est-elle pour le juste ? N’est-elle pas le passage de l’exil à la patrie, de la terre étrangère à lx maison de son père? Jésus-Christ a dit: Bienheureux les pacifiques, parce qu'ils seront

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