‹ Le mois de juillet consacré à sainte Anne [microforme]Chapitre 17 sur 89 · TE · texte numérisé non relu

TE

orme à leur

qu’ils sou- 1té et à la loi ttent, dis-je, de et poncider. uniqueitions de la

laisse con-

est vrai de aix est pour

loi de Dieu: .

le partage de ndements.

e cette paix au sein des de la mort?

l'amour de me d’autant amour pour elle pour le

de l’exil à

lx maison

: Bienheu-

ils seront

appelés les enfants de Dieu. Mais s’ils sont les enfants de Dieu, ne sont-ils pas aussi les héritiers de la fortune de leur Père? Oui, sans le moindre doute. Maïs si les enfants de Dieu sont ses héritiers, donc le juste ne fait autre chose en mourant, que d’entrer en possession de l’héritage que Jésus-Christ lui a acquis par ses mérites. Aussi affrontet-il la mort avec joie. Il a déjà joui sur la terre d’une paix si grande qu'elle surpasse tout sentiment; il s’est disposé par là à jouir de celle du ciel qui est beaucoup plus grande encore, parce qu'elle est une portion de la félicité même de Dieu. Lors même que sur la terre il aurait dû verser une larme, sa paix intérieure n’en a pas été troublée. Quand, au moment de la mort il viendrait à être assailli par la crainte, ce sentiment s’évanouirait bientôt dans sa confiance pour ce Dieu qui a toujours régné dans son cœur, car il n’a vécu que sous la conduite et par le mouvement de l’esprit de Dieu.

Ah! jusqu’à ce que nous parvenions à ce total abandon de nous-mêmes entre 1es

mains de notre Père qui est au. ciel, il ne pourra nous accorder le don précieux de cette paix. Dans. le ciel, c’est comme un torrent qui inonde l’âme, selon cette parole d’Isaïe : Ah! si tu avais obéi à mes com:

mandements, ma paix serait descendue sut toi, abondante et inépuisable comme les eaux d’un fleuve.

IT. Oh! de quelle paix jouissait notre sainte entre les murs de sa modeste demeure ! Ne vivant que pour Dieu, elle supportait pour son amour toutes les peines et les injures, sans partager l'ambition des autres femmes d'Israël, qui toutes briguaient l'honneur de devenir la mère du Messie. Avec son époux saint Joachim, elle s’entretenait de Dieu, et tous deux priaient ensemble dans toute l’effusion de Jeur cœur. Puis, lorsque le Seigneur voulut couronner sa vertu, en lui donnant Marie pour sa fille, loin de s’énorgueillir, elle offrit ce fruit béni au Seigneur, et elle fit goûter à sa fille les prémices de cette paix dont elle devait jouir plus tard à l’ombre du sanc- {uaire, ” |

iel, il ne cieux de mme ur tte parole mes com:

endue sui omme les

ssait notre , modeste Dieu, elle a les peines 1bition des outes bria mère du t Joachim, tous deux cffusion de neur voulut nant Marie ir, elle offrit le fit goûter Aix dont elle re du sanc-

Voilà la conduite des saints, et c’est ce que. nous devrions faire nous-mêmes, pour goûter une paix solide et profonde. Mais pour cela, il faut d’abord purger notre âme de ces inclinations mauvaises qui nous entrainent vers les satisfactions du monde.

Il faut régler notre esprit, en le soumettant pleinement aux commandements de notre Dieu; alors son amour vivra en nous, et avec cet amour la véritable paix.

PRATIQUE.—Sept Ave Maria, avec les sept prières indiquées pour la neuvaine qui

doit commencer aujourd’hui. , Voyez ces

prières à la suite des considérations. Renoncer à quelque divertissement, ou à quelque objet qui nourrit notre ambition.

—Sainte Anne, intercédez pour nous.

XVIIIe JOUR.

La sanctification de notre âme.

I. Le Seigneur nous a enjoint d’être parfaits, de devenir saints comme il est saint lui-même. Au premier coup d'œil, ce

vd * LE da k C7 ND é . " pe CAP LE TP EMTE ANT SEE NERO EESERERERERE

PRE M 6 NE PR PP ta D

commandement nous effraie, parce qu'il nous fait supposer uns vie toute tissue d'actes extraordinaires, de solitude, de pénitence, d'anéantissement de nous-mémes, si bien que cela nous semble impraticable, impossible, bien que nous soyons . forcés d'admirer un tel héroïsme.

Mais c’est là une erreur. Avant tout

Dieu nous commande d'’aspirer à cet état ne nous commande rien d’impossible ; autre.

ment son commandement serait injuste, jnconciliable avec sa justice et sa bonté, d'autant plus qu'il a attaché ‘les récompenses du ciel à ce commandement. En second lieu, nous devons réfléchir que nous avons la grâce avec nous, et que par son moyen, ce qui est difficile cesse de l'être.

De plus, nous savons que Dieu l'accorde à chacun suivant ses besoins; et cette grâce est comme un capital qui fructifie plus ou moins, en proportion du soin, de l’activité.

et de la correspondances qu’on met à s’en servir,

Le point important e$t donc d’en faire ie meilleur usage possible, et de répondre ds.

UR

ie, parce qu'il ie toute tissue le solitude, de t de nous-mé.

semble imprae ‘nous soyons Îsme.

.. Avant tout irer à cet état.

possible : autre.

serait injuste, 6 et sa bonté, hé ‘les récomndement. En échir que nous af; que par son esse de l'être.

eu l’accorde à et cette grâce jotifie plus ou 1, de l’activité on met à s’en

> d’en fairn ie

répondre de.

Or, pour user Saintement de la grâce’ NOUS devons sans ce

combat en quelque sorte Pour nous, Cette Car si nous cessons rmes à la Main, nos

rses et nos appétits. cou. pables se réveillent, se raniment

en mettant notre Confiance en Dieu, et en recourant à Jui Par la prière.

IT. Il ne sufft Pas d’étoufer en nous les

dispositions au mal, il faut faire le bien,

D ER ee, ete

La

c'est-à-dire que nous devons accomplir ce qui est de notre devoir, selon l'état, la charge, l'emploi, la condition où nous nous trouvons ; car xous devons penser que l’état dans lequel nous sommes, est celui où la divine Providence nous a placés.

Mettons donc toute notre affection et tout ‘ notre zèle dans l’accomplissement de nos devoirs d'état, tachons d’être parfaits dans la manière de nous en aoquitter. Non, ce n’est pas dans la grandeur des œuvres que consiste la sainteté, mais dans l'excellence des dispositions avec lesquelles on les, remplit; autrement, bien peu seraient des saints, comme ils sont appelés à le devenir; et Dieu nous en a ménagé le moyen facile, quand il a voulu que la sainteté dépendit moins de l'œuvre que de celui qui la fait.

Que ces œuvres soient donc communes, vulgaires, sans apparence, elles suflront toujours pour nous sànctifier, pourvu que nous les fassions avec toute la perfection dont elles sont susceptibles ; et quand nous disons perfection, il s’agit, non d’une perfection extérieure, mais intérieure, laquelle

US * CORRE +, PTT 7? e s

UR

La

18 accomplir ce selon l'état, la n où nous nous enser que l’état est celui où la lacés.

affection et tout ssement de nos re parfaits dans uitter. Non, ce des œuvres que ins l'excellence lles on les, remseraient des lés à le devenir; s moyen facile, inteté dépendit elui qui la fait.

onc communss, elles sufliront fier, pourvu que

te la perfection

; et quand nous non d’une perrieure, laquelle

consiste dans la pureté d'intention. Par conséquent, dans l’accomplissement des devoirs de notre état, tâchons d’avoir toujours l'intention de glorifier Dieu, d’agir pour son amour, et nullement dans la vue de notre satisfaction propre ou de l’estime et de l’approbation du monde.

Lorsque nous agirons de la sorte, alors

notre vocation sera manifestée par nos œuvres; ces œuvres seront la preuve de notre foi, et nous aurons acquis la sainteté. Mais pour qu’elle soit encore plus parfaite, ayons soin de les unir touiours aux œuvres de notre Sauveur qui, par ses mérites, suppléera au défaut des nôtres et à la faiblesse de notre pauvre nature.

TT. Sainte Anne avait constamment devant les yeux et méditait sans cesse la loi

de Dieu; aussi s’efforçait-ellé de pratiquer |

tout ce qui y était contenu; et comme elle le faisait avec persévérance, elle parvint ainsi à cette haute sainteté qui l’a rangée parmi les héroïnes de notre sainte religion,

Ses devoirs d'état n'offraient rien de bien extraordinaire. Elle ne fut certainement

Ge D

OMAN Leu AU A Gr GA 24 Ad a ve mer + a d PAR ET VAE € " és NÉ La Ÿ d - Ep

pas appelée comme Judith, comme Jaël, comme Débora et tant d’autres saintes femmes à se mettre à la tête des armées d'Israël et à faire des prodiges. Non, rien de tout cela; le devoir de sainte Anne se bornait à prendre soin de sa maison, à être une bonne épouse, une bonne mère, à secourir les pauyres, à prier, à se résigner dans les aflictions, à aimer Dieu, à vivre dans la retraite, et à profiter de tous ces moyens pour se sanctifier.

Courage donc, prenons exemple sur elle, tâchons de nous appliquer avec soin aux devoirs de notre état et de les remplir avec exactitude ; mais dirigeons nos intentions vers Dieu, faisons loute chose le mieux qu'il nous est possible, en offrant nos travaux et nos peinèss à Jésus, et en les soutenant avec persévérance. (Car celui-là seul obtiendra la couronne qui aura per sévéré jusqu'à la fin.

PRATIQUE.—Sept Ave Maria avec les prières de la neuvaine. Noter sur un papier les devoir de notre état, les porter dans notre livre de priéres, et promettre au

Les 9 Von, sms

UR

1, comme Jaël, autres saintes ête des armées ges. Non, rien sainte Anne se , Maison, à être onne mère, à r, à se résigner * Dieu, à vivre er de tous ces

emple sur elle, avec soin aux s remplir avec

os intentions

10se le mieux ffrant nos trasus, et en les Car celui-là qui aura per-

ria avec les sur un papier s porter dans promettre au

Seigneur de les accomplir chaque jour le mieux possible pour son amour.--Sainte Anne, intercédez pour nous.

XIXe JOUR Les tentations.

I. Combien il est aisé de se faireillusion, de prendre une paix mensongère, pour une paix véritable, et de regarder une apparence de régularité, comme une vertu parfaite ; et en conséquence d’être content de son état, tandis qu’on est si éloigné de s’estimer tel qu’on es en réalité ! C'est

pour mettre notre vertu à l'épreuve et nous donner la connaissance de nous-

mêmes que le Seigneur permet les tentations. Voilà la pierre de touche où l’on reconnaît la vraie vertu; surmonter ces tentations, c’est acquérir des titres à la gloire. Re

Il est donc clair qu’elles entrent dans les desseins de Dieu, comme moyen de

3 a = ne ee ETES -

Be MR AGE edge Mes 0 Si asus %

Pi A, Si SR, a or + mu 4 5 . Fi 2 3 =

E LE "C2 hab Rd spi”.

perfection pour nous, et que le but du Seigneur est qu'elles tournent à notre avantage.

Considérons cette vérité avec attention.

Quand tout va au gré de nos désirs et que les consolations intérieures abondent, nous croyons aimer Dieu véritablement, lui être bien soumis, et mème être avancés dans la vertu. Mais qu’il survienne quel.

que révolte intérieure des sens, que nous éprouvions un séntiment de faiblesse à l’occasion de quelque adversité, qu’il nous arrive d’essuyer quelque mépris de la part des hommes, d’avoir à souffrir quel que peu de désolation; oh! alors, nous ne sommes plus les mêmes. Et cependant, quand la vertu est solide, elle résiste à toutes ces épreuves, toujours la même, immobile, en Dieu, pleine ds confiance et de calme.

Notre vertu n’était donc pas vèritable, notre piété n'était pas encore asséz fort pour rester inébranlable au choc de l’adversité; nous l’ignorions, et c’est pour l’apprendre que nous avions besoin d’être

Page 1