‹ Le mois de juillet consacré à sainte Anne [microforme]Chapitre 24 sur 89 · III. Entre la félicité qui consiste à jouir · texte numérisé non relu

III. Entre la félicité qui consiste à jouir

. et celle qui consiste à espérer, il y en a

une troisième dont on peut jouir dès cette vie, c’est celle que l’on goûte dans la pratique même des vertus chrétiennes. En effet, elle nous procure toujours je ne sais quelle consolation intime. Si leur pratique

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exige une sorte d’héroïsme de notre part, la consolation qu’elles nous valent sera d'autant plus grande.

Oh ! que ne pouvons-nous en avoir fait l'expérience; cette expérience l’emporterait à elle seule sur tous les raisonnements. Oui, nous conviendrions que Jésus-Christ a été fidèle à sa promesse, et nous serions parfaitement convaincus que saint Jacques disait vrai, lorsqu'il affirmait que la pra- . tique parfaite et constante de la loi est une source de bonheur, et que celui qui ne se contente pas d'écouter, mais qui pratique, trouvera une première récompense et un vrai bien-être dans sa fidélité même. Les justes, sans être encore plongés dans les joies du paradis, commencent dès cette vie à en recevoir quelques gouttes. Celui-là en effet espère toujours davantage de cueillir le fruit, qui voit déjà poindre les fleurs.

Encourageons-nous donc pour mériter

cette félicité. Mais réfléchissons que l’apôtre saint Jacques y met deux conditions, savoir de tendre à la perfection, et de per-

sévérer dans le bien; tendre à la perfec- .

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tion, suppose de la volonté et du zèle; persévérer exige de la constance; mais l'une et l’autre de ces conditions deviennent faciles avec la grâce de Dieu.

Voilà donc le secret pour être heureux sur la terre; c’est ainsi que notre bonheur suprême et éternel est entre nos mains.

PRATIQUE. — Sept Ave Maria avec les prières de la neuvaine.—Visiter le Saint.

Sacrement et promettre à Notre-Seigneur que nous persévèrerons dans notre bon

propos.— Sainte Anne, intercédez pour nous.

XXVIe JOUR.

Fête de Sainte Anne.

L. Sainte Anne appartient à un certain point de vue à l’ancienne alliance : on peut Ja ranger parmi les saintes femmes qui ont iliustré la maison de Jacob par leur vertu et la placer à côté de Sara, de Rachel, de Rebecca, de Judith, mais comme elle a eu une PES du moins indirecte au mystère de

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l'incarnätion, et que pour ce motif ellea été douée’ des plus éminentes prérogatives et ornée des vertus les plus précieuses qu’elles a rehaussées par sa modestie, son humilité, son amour de la retraite, nous la comptons: parmi les héroïnes de la nouvelle joi.. L'Église, dès les premiers siècles, a institué en son honneur des prières, des

hymnes et une solennité.

C'est à bien juste titre que cette grande sainte jouit de cette gloire. En effet, dès l'éternité elle a été saluée par les anges comme l’aïeule du Fils de Dieu incarné; et elle ne fut pas plutôt née en ce monde .

que ces même anges lui rendirent leurs hommages en cette qualité, continuant toujours depuis à la servir comme leur princesse,

Ce grand mystère d’un Dieu qui s’humilie jusqu’à s’incarner, devait avoir son principe dans Marie. Quelle sainteté ne requérait pas de sa part un tel prodige d'élévation et de grandeur? Mais qui devait former cette auguste Vierge à une sainteté si: haute ? 1l est bien vrai que la

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grâco abonda dans son âme, mais il fallait y coopérer; et n'est-ce pas de sa sainte Mère qu’elle dut apprendre à y être fidèle ?

Si donc, comme l’enseigne saint Bonaven ture, le Seigneur proportionne sa grâce à la dignité des vocations, avec quelle abondance. ne dut-il pas la répandre dans sainte Anne, malgré qu'elle fût inférieure à Marie en dignité, puisque d’autre part elle devait lui être snpérieure comme sa mère ! À : IT, Tout tient du prodige dans le mystère de l’incarnation. On y voit une Vierge qui : conçoit par l'opération: de l’Esprit- Saint. Ces prodiges durent remonter plus haut. C’est ainsi que sainte Anne conçut dans un âge déjà avancé, et après une longue et douloureuse stérilité. ‘Voilà déjà une preuve manifeste de la prédilection du Seigneur pour cette sainte âme. Déjà, elle passait communément dans la nation pour.

stérile, c’est-à-dire pour une femme réprouvée du Seigneur; mais combien les jugements des hommes étaient faux !' Le miracle qui devait la consoler était au mo-

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ment de s’accomplir. Il nous prouve quelle confiance nous devons avoir en Dieu, alors . même qu’il semble agir contre le cours ordinaire des choses humaines.

Que sainte Anne soit donc pour nous, non pas seulement un modèle de: vertu!

mais d’une confiance sans bornes, d’une soumission entière à l'égard de ce Dieu qui opère souvent des merveilles, tant pour confondre l’orgueil des hor mes qué pour récompenser l'humilité des élus. En:un instant, sainte Anne passa des rangs les plus obscurs et les plushumiliés au nombre des mères les plus heureuses et les plus privilégiées; elle se distingua même entre elles toutes à raison de la dignité immense de cefruit béni qu’elle a eu le bonheur d’enfanter.

Un si beau privilége, une faveur si éclatante doit nous exciter à une. dévotion toute spéciale envers elle. Regardons-la: comme une protectrice aussi puissante que vénérable auprès du Seigneur.

HI. O glorieuse mère de la Mère de mon Dieu, si votre élévation me pénètre

elle de respect, l’amour singulier do la bien-. lors veillance toute spéciale que vous témoigne Jurs le Seigneur m'inspire la plus tendre conflance pour vous. Oui, au nom de votre ous, très-sainte fille, et au nom de Jésus votre rtu, petit-lils, je vous choisis en ce jour pour une ma patronne particulière, et je vous sup- à | qui plie de me recevoir au nombre de vos ser- 4 pour viteurs ot de vos clients. Montrez-vous i pour ma protectrice et ma bonne mère. Obtenez- 1 “UN moi la grâte do me repentir sincèrement s: les de mes fautes, de me corriger de mes mbre inclinations mauvaises, de m’enrichir de plus k vertus. Assistez-moi dans tout le cours de ntre ma vie, mais surtout à l'heure de ma mort. ense Obtenez-moi pour co moment critique la heur force de vaincre les tentations et de me résigner à la volonté divine; que votre ® intercession soît alors une de mes plus

douces consolations. Préservez-moi de l'enfer ; abrégez en ma faveur les peines du purgatoire ; faites enfin que je puisse sans délai aller vous voir et vous remercier au ciel, pour y posséder à jamais Jésus et Marie dans votre aimable société,

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