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PRATIQUE.—Approchoz-vous aujourd’hui des sacrements en l'honneur de sainte Anne. — Sainte Anne, intercédez pour
nous.
XXVIIe JOUR.
La Vierge Marie.
I. Ii est écrit qu’un enfant sage est la couronne de ses parents. La dignité de la Vierge Marie est fondée en partie sur l'abondance et l’éminence des grâces que le Seigneur lui a départies, comme à la Mère de son Fils. Il n’est pas moins vrai cependant que ses. vertus ont contribué à lui faire mériter ce comble de grâce et de dignité. Par conséquent, il faut convenir que cette ensemble de grandeur et de sainteté qui forme l’auguste personne de Marie, dérive en partie du moins de la sainte éducation -et des beaux exemples qu’elle recut de sa vénérable mère.
Mais qui nous dira toutes les vertus dont Marie fut ornée et dans quel degré ?
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“En elle resplendit uné‘ pureté qui: jamais ne fut ternie de Ja’ souillure originelle, et qui toujours se maintint éclatante et intacte . comme celle du'lis embaumé: dela vallée.
. En elle, nous voyons briller une: modestie ‘qui lui: faisait éviter : l'ombre ' même! du ‘péché et des dangers ; ‘en'elle, uné: hümi-
lité si profonde, qu’elle’ se’ croit‘ l&: der-'
“nière entre-toutes les:filles de Juda ; aussi est-elle frappée de stupeur. Jorsqü' lo en-:
tend l’ange:lui annoncer sa'future: dignité
do: Mère de :Dieu. Quel. ‘amour dé’ ‘la
retraite ! combien elle: chérit: la’: solitude:
du temple, le silencè de'la: maison: pater-
nelle, de l'habitation de J oseph:!'n’a-t-eile pas protesté, en répondant à l'ange, qu'elle n’avait aucun rapport:avec le.monde ? que
dirons-nous de cette piété sublime qui lui
‘inspirait tant de ferveur pour tout ce qui était du service de Dieu? Toute son âme
s’épanchait dans la: prière. Que dirons-
nous de son grand amour pour Dieu, et
des accroissements continuels qu’il pre-
nait, et surtout de celui qu’il reçut au moment où elle serra pour la première fois
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le Fils de Dieu contre son sein, en l’appelant son Fils? Que dirons-nous de sa résignation à la volonté divine? Elle se soumit sans plainte à ce décret impénétrable qui la privait de ce Fils unique, ses délices de son amour, et qui l’en privait pour le livrer sans pitié à la fureur et à la cruauté de ses barbares ennemis.
C’est cette réunion de toutes les vertus qui a ‘fait de Marie la plu: sainte de toutes les vierges, la plus sublim2 de toutes les créatures, la plus chérie du Seigneur ; et la plus grande gloire de sainte Anne fut de lui avoir donné le jour.
II. C’est par cette sainteté éminente et ces vertus extraordinaires, que Marie s’est rendue digne dela maternité divine, et qu'elle a acquis auprès de Dieu un crédit sans bornes. Ce crédit, joint à la grande miséricorde qu'elle témoigne envers les pécheurs, est pour nous un motif bien puissant d'espérance. Le seul nom de Marie nerappelle-t-il pas à notre esprit l’idée &'une grande puissance au service d’une grande miséricorde? Et cette douce
pensée n'est-elle pas pleine d'efficacité
. | pour éveiller dans notre cœur les plus | le: dé, | tendres sentiments de confiance? Oui péné- certainement, et notre confiance en elle e, ses ne saurait être téméraire, parce que c’est rivait la volonté même du Seigneur que Marie t à la use de son pouvoir en notre faveur. Jésus lui a appris comment on doit user de :, ertus miséricorde envers les pécheurs, et elle outes sait fort bien qu'il n'y a rien de plus | sles . À agréabie à son Fils que d’intercéder pour | . | eux. tt à on | Du haut du ciel où elle est assise à la | droite de son divin Fils, en qualité de e et | reine des anges ; du sein de sa béatitude, s’est | et de ce trône auguste où elle peut tout | ét | ce qu'elle veut, comme déléguée des trois édit | augustes personnes de la sainte Trinité,
elle ne peut s'empêcher de plaider nos intérêts, pourvu que nous nous rendions | dignes de son patronage, en imitant ses |
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de vertus et en l’invoquant avec piété. Voilà sprit cette sainte confiance quia inspiré de si vice beaux sentiments aux serviteurs de Marie, uce qui a érigé tant de magnifiques temples
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sur tous les points de la ‘chrétienté, et qui a rendu le nom de Marie vénérable et cher en tous lieux et pour toujours.
Et nous aussi, unissons-nous à ces pieux hommages ; fréquentons les églises dédiées à Marie, et invoquons souvent avec respect son nom sacré.
III. Il est évident que l'honneur que nous! rendons à Märie, réjaillit sur sa sainte Mère. Combien Marie n’aimait-elle pas sa sainte Mère? Toujours elle. lui fut soumise, toujours elle lui obéit, toujours elle lui prêta l'assistance qui était en son pouvoir. Cet amour ne s’affaiblit nullement, ni lorsqu'elle devint l'épouse de Joseph, ni lorsqu'elle devint la Mère, de Jesus, parce qu'elle voyait toujours dans sainte Anne une mère pleine de \ vertu qui honorait la sainteté et qui était pénétrée de vénération pour Jésus. Qui dira quel accroissement sa tendresse pour sainte Anne a pris, lorsqu'elle monta au ciel, et qu'elle la vit venir à sa rencontre ?
Il est donc impossible que Marie n’estime pas beaucoup l'honneur qu’on rend à
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sa mère, surtout maintenant qu’elle la voit en possession de cette gloire que Dieu réserve à ses élus. Voulons-nous mériter sa protection toute-puissante ? imitons les vertus et implorons l'assistance de sainte Anne; honorons cette grande sainte, et .
lorsque nous aurons besoin de quelque grâce, après avoir imploré Marie, tournons-nous aussi vers sa mère, et appuyée sur cette double intercession, notre prière ne pourra manquer d’être exaucée.
PRATIQUE. — Neuf Ave Maria. — Récitez les litanies de la sainte Vierge. — Sainte Anne, intercédez pour nous.
XXVIIIe JOUR Sainte Anne, modèle des mères.
I. Sainte Anne est proposée par le suffrage unanime des âmes pieuses comme le modèle des mères chrétiennes, parce que, entre les vertus qui l’ont distinguée, on voit particulièrement briller en elle l’amour de la retraite et le zèle pour l'éducation
de sa fille. En effet, une mère qui est bien persuadée de cette vérité, que sa maison doit être comme un sanctuaire de vertu, d’innocence et d'honneur, une mère qui comprend bien ses devoirs et qui s'efforce de les remplir exactement, commence dès ici-bas à goûter la plus douce satisfaction.
Elle ne se soucie pas d’aller chercher au dehors ses plaisirs et ses joies ; elle craint, et non sans raisor, de ne trouver ailleurs que déception et amertume; aussi résistet-elle aux séductions, dux pompes et aux maximes du monde; insensiblement on la voit se détacher:de toutes les choses extérieures, concentrer tous ses soins dans sa famille, s’affliger des peines de ses enfants, se réjouir de leur bonne conduite, s’appliquer par de douces paroles, par de sages conseils, et plus encore par ses bons exemples, à les former à la vertu et à la sagesse, En un mot, cette mère ne respire que pour sa famille ; elle cultive les vertus äindispensablesau maintien et a la conservation de la paix domestique ; il ne lui en coûte pas de faire des sacrifices dans l'intérêt de
st bien maison vertu, re qui ‘efforce ce dès action.
er au craint, illeurs ésistet aux tonla s exté- Ans Sa fants, applisages PXEMresse, pour ndisation oûte pt. de
YINGT-AUITIÈME JOUR. 141
cette paix si précieuse et pour elle et pour sa famille. Ces sacrifices, elle les fait volontiers, disposée à en faire de plus grands encore, s'il était nécessaire; elle les fait sans se plaindre, et se tient pour bien récompensée, quand ses enfants et son époux lui en témoignent de la reconnaissance. \
Le sort d’une telle famille n'est-il pas digne d'envie? et à.qui est-il redevable de sa félicité, si non à une bonne mère qui aime la retraite et le foyer domestique ?
II. Toutefois cette paix et ce bonheur ne résultent pas uniquement de l'amour de cette mère pour la retraite et: de son éloi:
gnement pour les plaisirs du monde; elles sont surtout le fruit de la bonne éducation qu’elle donne à ses enfants. Point de paix:
dans une famille sans la vertu, et point de
vertu sans la religion. Sans la religion, quel frein sera capable de contenir’ cette
jeunesse bouillante qui, entraînéé par les:
maximes perverses, par: les attraits et les scandales du monde, se jette à corps perdu dans les plaisirs et se livre à la fougue de
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* Oh! quel n’est pas le prix d'une éducation chrétienne, et combien une bonne mère est digne de vénération ! “ : IT. Nous admirons ses vertus domestiques dans sainte Anne. Nous la voyons toujours retirée dans sa demeure, appliquée aux devoirs de son état, pleine de prévenance pour son époux, de patience, de prudence, exacte à remplir ses devoirs de r'été. Sa maison est un sanctuaire de ver: ‘oreligion. Les vertus échappent aux r,a,ds des hommes; elles sont ignorées du monde ; mais le Seignèur les voit; et lorscu’il les eut bénies, en lui accordant Marie pour sa fille, oh! de quels soins et de quelle sollicitude elle entoura cette fleur si tendre, afin qu’elle répandit toujours un parfum agréable à Dieu; je veux dire celui de la pureté et de l'innocence.
Sainte Anne travaillait sans relâche à la faire croître en sainteté, à mesure qu’elle avançait en âge.
Le succès le plus complet couronna ses espérances maternelles. Marie rendit au centuple tout le bien que sa religieuse
VINCT-HUITIÈME SOU. 143:
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Mères chrétiennes, gardez-vous bien de toute condescendance indiscrète, évitez la colère, fuyez les pompes du monde et les divertissements dangereux. Vos exhortations seront sans fruit, si elles ne sont pas fortifiées par vos exemples. Montrezvous donc chrétienne ; soyez les imitatrices de sainte Anne, invoquez-la dans vos tribulations ; elle compatira à vos peines, car elle sait ce que c’est qu’une mère; et les grâces-dont vous avez besoin ne tarderont pas à descendre sur vous,
PRATIQUE—-Neuf Ave Maria en l’honneur de sainte Anne. — Consacrez votre famille à cette sainte mère.—Sainte Anne, intercédez pour nous.
XXIXe JOUR!
Sainte Anneest un modèle de vertu pour tous.
I. Le caractère principal de la vertu de sainte Anne, est celui d’une sage épouse et d’une sainte mère; cependant, sa vie nous offre un ensemble parfait de toutes les vertus. Elle n’est donc pas seulement
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Montrez- .
imitatrices ns vos tripeines, car ère ; et les » tarderont
en l’honcrez votre nte Anne,
tous.
vertu dé e épouse ,) Sa vie e toutes ulement
un modèle à offrir aux mères et aux épouses chrétiennes, mais encore à tous les fidèles. Sielle n’a point eu sous les yeux le premier modèle de tous, c’est-à-dire Jésus-Christ, l’auteur et le ronsommateur de toute sainteté ; elle en a été pourtant la fidèle image; elle l’a étudié dans les divines écritures, au moyen des lumières de la foi, et surtout au moyen des lumières divines du Saint-Esprit. C'est dé la sorte qu’elle est devenue un exemple pour tous les chrétiens indistinctement. | Elle avait la foi la plus vive; elle awissait en tout avec cette pensée qu’elle était constamment sous l’œil de Dieu, de ce Dieu qui remplit le ciel, la terre, et nos âmes de son amour et de sa grâce. Pénétrée de cette foi vive, elle craïgnait extrêmement d’offenser ce Dieu qu’eile aimait de tout son cœur. Sa crainte n'était pas celle d’une esclave, mais bien celle d’une enfant, telle que saint Augustin nous marque comme un indice du véritable amour.
Outre cette crainte et cette foi vive, son âme était encore investie de ri, pour
14û VINGT-NEUVIÈME JOUR...
supporter les tribulations. Elle possédait.
ce courage qui caractérise les vrais serviteurs de Dieu. Toutes les peines de ce, monde n'étaient rien à.ses yeux ; elle les accueillait même avec joie, comme autant.
d'occasions de témoigner son amour à son.
Créateur. Aussi son cœur était-il riche: d'espérance. Elle savait que Dieu n’envoie les afiictions que pour éprouver la vertu.
des justes et pour donner moyen aux pécheurs d’expier leurs fautes. A la vérité sa conscience ne lui faisait aucun reproche; mais son humilité l’empêchait de se considérer. comme innocente. Elle souffrait .
donc volontiers, persuadée d’ailléurs que.
Dieu n ’affige jamais sans consoler, et sans nous préparer quelque récompense.
IL. L'amour de Dieu était le principe, l'âme et. le source de toutes les vertus de sainte Anne. Elle se montrait charitable, et compatissante pour les peines et. les, afllictions de son peuple. De là aussi provenait sa ferveur dans la prière, son zèlé pour l’accomplissement des. devoirs . de piété et pour le service du temple, pendant
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+ Je temps qu’elle y vécut. De là encore
son application à la lecture et à la médi-
tation des livres saints, ses soins pour
l'éducation de sa fille, qu’elle regardait comme un présent de l'amour de Dieu.
De là sa sollicitude pour inspirer au tendre cœur de Marie les prémices de cette charité suave qui devait croître en elle avec le . temps de la manière la plus merveilleuse,
et la faire vivre uniquement pour son
Jésus.
L'amour de Dieu excitait dans sainte Anne une profonde reconnaissance pour
tous ses bienfaits et même pour les moin- ‘dres de tous. Elle estimait les plus petites grâces, les plus petites faveurs ; elle le ‘remerciait de tout, parce qu’elle était
attentive à tout, et qu'aucun don de Dieu n’échappait à son regard, à s4 foi et à son
amour.
Elle contemplait, comme si elle en eût été témoin, la grande œuvre de la Rédemp-
tion qui était sur le point de s’accomplir.
‘Elle brülait du plus vif amour pour le ‘ Rédempteur, pour le Fils de Dicou fait
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148 VINGT-NÉUVIÈME JOUR.
homme, homme de douleur et l’opprobre des: hommes. Peut-être même Dieu lui avait-il révélé que le Sauveur promis devait naître de cette fille chérie à laquelle elle avait donné le jour, et qu’elle avait consacrée au Seigneur dans son temple.
S'il en est ainsi, combien la flamme de la charité a dû se dilater dans son cœur, et quelle ne fût pas l’ardeur de ses transports d'amour et de reconnaissance pour son Dieu ?
III. De l'amour que sainte Anne avait pour Dieu, amour basé sur une foi mve et animé d’une tendre confiance, naquit son
humilité. Bien qu’elle se vit l’objet d’une
si haute prédilection de la part de Dieu, et que la grâce: du Seigneur l'eût distinguée entre toutes les femmes d'Israël et même les héroïnes du christianisme, elle ne s'élevait nullement dans sa pensée
au-dessus des autres femmes; elle crai-
gnait même toujours que Dieu ne fût point content d’elle. Quoi qu’eile fit, elle craignait de faire trop peu, et beaucoup moins
qu'elle n’aurait dû faire. |
et l’opprobre me Dieu lui r promis derie à laquelle qu’elle avait son temple.
flamme de la Son CŒur, et es transports > pour son
> Anne avait ne foi #ive et >, naquit son l’objet d’une art de Dieu, l'eût distind'Israël et anisme, elle sa pensée
; elle craine fût point t, elle craicoup moins
À la suite de ces vertus fondamentales se rangeaient toutes les autres. Aussi le Seigneur trouvait-il en elle ses délices, et 1 se plaisait à lui préparer dans le ciel la couronne de l’immortalité. |
Oh! mettons-nous sous les yeux ce miroir sans tache, qui a reflété avec tant de gloire l’image de Jésus-Christ. Si sainte Anne l’a si bien retracée dans sa personné, avant même que Jésus-Christ fut né, pourquoi ne‘pourrions-nous pas le faire aussi passer dans notre vie? Nous possédons Jésus-Christ; nous avons ce parfait modèle devant nous ; il suffit de l’étudier pour le connaître et l'aimer. Excitons donc en nous une bonne volonté, et la grâce de Dieu secondera nos efforts ; elle les rendra plus stables et plus efficaces. En imitant sainte Anne, il se fera que nous aurons imité Jésus-Christ lui-même, Notre-Seigneur,et le modèle de toutes les vertus.
PrarTique.—Neuf Ave Maria—Une visite à l’autel de Jésus crucifié.—Sainte Anne, intercédez pour nous.
XXXe JOUR. |
Persévérance finale.
I. De quoi nous serviraient les résolutions les plus saintes et les plus héroïques ? à quoi bon invoquer la protection du Ciel?
à quoi bon commencer une vie de piété et de ferveur, si tout cela ne doit être qu’un feu de paille qui flambe pendant quelques instants pour s’amortir et s’éteindre presque aussitôt ? C’est la persévérance qui est l& condition essentielle de nos exercices de piété. En effet, celui-là seul sera couronné dans les cieux qui aura persévéré dans le bien jusqu’à la fin.
Mais peut-être sommes-nous effrayés à l’idée de devoir passer toute notre vie dans la mortification, dans la tribulation, dans l'épreuve, dans le renoncement à notre volonté. Mais quoi de plus déraisonnable qu’une telle appréhension? Ce serait l’indice d’une résolution us et Chancelante,
| les résolus héroïques ?
ion du Ciel?
> de piété et être qu’un nt quelques indre pres- 'érance qui e nos exerlà seul sera \ura persé-
effrayés à notre vie ribulation, ncement à plus déraiension? Ce na faible et
Ab! considérons ces consolations intérieures que le Seigneur ne manque pas d'accorder à celui. qui marche généreuse-
\ \ment dans la vcie des commandements.
Souvenons-nous de cette paix si douce ont il fait jouir ses serviteurs, et qui faiait dire au psalmiste qu’une heure passée ans la maison de Dieu vaut mieux que ille ans sous la tente des pécheurs. Conidérons enfin cette félicité que le Sauveur
préconisée, en disant : Bienheureux les auvres d'esprit! bienheureux ceux qui
Souffrent et qui pleurent ! Si tout cela ne
nous paraît pas une compensation suffsante, réfléchissons encore que nos souffrances n'auront pas de durée, qu elles | dureront tout au plus autant que la vie qui s'envole si rapidement pour tous que tous arrivent à l’improviste à leur heure dernière. Alors cesseront les tentations, alors cess2ront les adversités, alors cesseront les humiliations, et puis viendra le temps de la joie pleine et parfaite.
Et pendant ce court espace de temps, nous aurions peine à persévérer dans nds