‹ Le mois du Précieux Sang de N.S. Jésus-Christ [microforme]Chapitre 3 sur 14 · PAM, À, ER · texte numérisé non relu

PAM, À, ER

l'agneau qu'ils viennent de sacrifier et de manger. À la vue de çe sang, ajoute le Seigneur, je passerai sans vous frapper.

Ainsi après le sacrifice dela messe, après la Communion, nous somaités m arqnés du sang de Jésus. A cette vutPange exterminateur se retire ; devan&ëe sang, pour as si redoutable, le ‘démoit ÉpQuvanté s’enuit. CE ,

7e Jour.—Sine sanguinis «effusione non ft remissio (Hebr., ix; +

Sans l’effusion du sang. A''n’est pas de rémission.

Dans la plupart des sacrifices de la loi de Moïse le sang joue un'Tôte principal.

Presque toujours les purifications légales 8e font par le sang des viction® TA Ces sang était la figure de celui de la Victime sainte du Calvaire ; c’est à ’effusion de ce sang

divin que nous derons la réyiission de n0$ Ê

péchés.

Joiguons nutié sang à celui du Sauveur, A l’exem ple des martyrs, à l'exemple des saints pénitents, versons notre sang pour

accomplir ce qui manque à la passion de

Jésus-Christ.—Que peut-il donc mautuer à la passion ? — Du côté de la Victime, dont le mérite est infini, rien ne mauque.

la porte de leurs maisons avec le sang de

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Mais si, par la pénitence voiontaire, nous ne nous appliquons pas à nous-mêmes les mérites infinis du sang divin, nos péchés ne seront pas effacés. Donc par la pénitence cherchons à nous plonger dans le sang purificateur, et, comme Naaman au sortir des eaux du Jourdain, nous deviendrons aussi purs que l'enfant qui vient de naître à la vie spirituelle par le Baptême.

O Jésus, par votre sang précieux, remplissez-moi d’une sainte ivresse qui m’inspire le mépris des plaisirs sensibles, et le courage de la sainte pénitence.

8e Jour.—Sanguis tuus super caput tuum (IT Reg., 1, 16).

. Que ton sang retombe sur ta tête.

Tel fut le jugement que David porta contre le jeune Amalécite qui se vantait d’avoir tué le roi Saül, Que méritent done ceux qui, par le péché, ont porté le coup mortel au Roi des rois? Mais ici, par un prodige de miséricorde, si le sang de Jésus retombe sur la tête du pécheur, c’est pour le purifier. Ce sang retombe d’abord sur la tête, siége de l'intelligence, et il l’incline doucement sous le joug de la foi. Et la foi engendre l'espérance. Sachant par la foi que Jésus a versé pour moi jusqu’à la dernière goutte de son sang, j'espère par la

vertu de ce sang, et le pardon de mes péchés, et la grâce de résister aux tentations et de réprimer mes penchants manvais. L’espérance, à son tour, produit la charité. D'une part, le Père, eu nous donnant son Fils unique, nous a tout donné avec lui; d'autre part, le Fils en nous donnant tout son sang, nous donne sa propre vie. Que pouvait-il faire de plus pour nous que de mourir pour nous sauver? Mais aussi comment n’aimerais-je pas Celui qui a versé tout son sang pour moi, pour moi pécheur, pour moi qui suis la cause de cette cruelle effusion.

9e Jour.—Pulli ejus lambent sanguinem (Job, xxxIX, 30). +

Ses aiglons gouteront le sang.

L’aigle plane au-dessus des plus hautes montagnes, et il fixe son regard sur le soleil. Elevans-nous par la foi, au-dessus des plus hautes pensées de la raison humaine, et contemplons le divin Soleil caché sous les nuages eucharistiques. La foi nous y découvrira le sang de Jésus.

La goutte de sang anime laiglon et l’excite au combat. De même le sang de Jésus, comme un vin généreux, nous excitera au combat ; il nous inspirera le goût du sacrifice. Contemplons ce front

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couronné d’épines et tout sanglant, ces pieds percés et changés en sources de Sang, ce cœur entr'ouvert et laissant échapper le peu de sang qui reste encore, cette croix, eufiu, teinte et pénétré de sang divin, approchons, appliquons nos lèvres sur ce bois sacré et sur ces plaies sanglantes : la saveur toute spirituelle de ce sang précieux nous dégoûtera des douceurs sensuelles, et nous remplira d’une ardeur toute divine pour la souffrance et pour l’humiliation.

10e Jour.—ÆEt aspérsus est sanguis eorum super vestimenta mea (Isaie, LXIIT, 3)

Et leur sang a rcjailli sur mes vêtements.

Aux yeux du Prophète, le Sauveur apparaît sous la figure d’un guerrier revenant du combat. Le Phophète demande quel est ce noble et fier combattant.—Je suis, répond le héros, je suis celui qui prêche la justice et qui combat pour sanver.—Pourquoi, reprend Isaïe, pourquoi votre vêtement est-il rouge comme celui du vigneron au sortir du pressoir ?—J’ai été seul à fouler le pressoir, répond le Sauveur, et j’ai foulé aux pieds mes ennemis, je les ai écrasés dans ma fureur, et leur sang a rejailli sur mes vêtements. —

Dans la réalité cependant, Jésus n’a été couvert que de son propre sang. Mais comme il avait pris sur lui tous nos péchés et que, selon l'expression hardie de saint Paul, lui qui ne connaissait pas le péché, lui qui était l'innocence même, il s'était fait lui-mêmele péché, en en revêtant toute la responsabilité : Æum qui non noverat peccatum, pro nobis peccatum fecit (II Cor., v, 21), dès lors son sang tout immaculé représente le sang des pécheurs auquel il est substitué, et il est permis de dire que c’est le péché qui a couvert Jésus de sang, et que c’est pour broyer le péché que Jésus lui-même a été broyé dans sa passion.

Et nous dans la lutte contre le péché, contre la tentation, avons-nous résisté jusqu'au sang ? Nondum enim usque ad sanguinem restilistis, adversus Recsgrum repugnantes (Hebr., xI1, Us

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