‹ Le mois du Précieux Sang de N.S. Jésus-Christ [microforme]Chapitre 6 sur 14 · RES AA · texte numérisé non relu

RES AA

A marqués de son sceau et qui a mis dans os cœurs nn gage de l'Esprit Saint.

La passion fut pour Jésns la confirma- Là il fut sacré dans

! l’évêque est un souvenir du soufflet cruel que Jésus reçut de la main d’un valet et des

: lence des gens du grand prêtre ét des sol- L’'onction que l’évêque

couronne, inonda le front du Sauveur au jour de son sacre et de son courounement.

Enfin, la fermeté, qui est l’effet propre du sacrement de la Confirmation, est comme une participation de l’invincible fermeté - de Jésus, lorsqu’au jour de sa passion il opposa aux cou psetaux outrages un visage plus dur que la pierre et un front de dia mant (Isai., L. 7—Ezech., r11, 9).

; sang précieux, fortifiez-moi, enivrezmo : faites que supérieur à toutes les ns je méprise les mépris du monde:

alusi que ses fureurs.

23e gour.—Hic est enim sanguis meus Novi Testamenti, qui pro multis effundetur

in remissionem peccatorum (Matth., xxvVr,

Ceci est mon sang, le sang du Nouveau

Testament, qui sera versé pour plusieurs pour la rémission des péchés.

Par l’Ancien Testament, Dieu s'était uni à un peuple spécial, au peuple d’Israel; par le Nouveau il s’unit à tous les peuples, il les appelle tous à faire partie de l'Eglise qui est le corps mystique dont Jésus cost la tête. Le signe de l'Ancien Testament était l'Arche d'alliance, le signe du Nouveau est le sang même de Jésus :

Hic est enim sanguis meus Novi Testament.

Ce sang est le sang du sacrifice répandu visiblement sur la croix pour la rémission des péchés, répandu invisiblement et mystiquement sui l’autel pour continuer l’effusion du Calvaire. C’est par ce sang précieux que l’Eucharistie est la continuation du sacrifice de la croix.

Uuissons le sacrifice de notre sang, de notre vie, de notre pénuitence, au sacrifice de Jésus sur l’autel ; par cette union nous confirmerons l'alliance nouvelle qui doit rattacher chacun de nous à Dieu. :

de Jour.— Amen dico vobis, qui jam non bibam de hoc genimine vilis, usque in diem illum, cum illud bibam novum in regno Dei (Marc, x1V, 25).

En vérité je vous le dis, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je

le boirai sous une forme nouvelle dans le

royaume de Dieu.

Le sang de Jésus dansl'Eucharistie n’est pas seulement le sal$ du sacrifice, il est : un breuvage : Sanguis meus vEre est Comme tel il est, sous l’

apparence du vin, le sacrement, le 818ne sensible .et efficace de la vie ©

t de Lu vigueur surratu relle. Le vin ordinaire enivre; mais d’une:

ivresse qui nlève l'usage de 1a raison et de la liberté, qui soumet l’âme au COrpé;

qui appesantit le corps lui-même, le pura- 1yse et le reud parfois incapable de mougement. Le Ssang précieux de Jésus, reçu dans l'Eucharistie, produit une ivresse tout opposée, une ivresse qui élève l'âme audessus d'elle-même, au-dessus des sens, audessus du monde entier. Cette pure et gninte ivresse inspire le mépris des plaisirs et de la douleur; des richesses et de la pauvreté, des honneurs eû del’humiliation.

Perdue en Dieu, l'âme énivrée du saug

adorable de Jésus n6 voit plus que Dieu, ne veut plus qué Dieu; elle le trouve artout ; mais rincipalement sur la croix Calvaire est

et dans les tribulations e elle fixe Sa tente:

son Thabor; c'est là qu

et qu’elle s'écrie : Bonum est nos hic esse.

Ou souffrir où mourir, g'écrie-t-elle avec gainte Thérèse.

Aut paii, au mori.—Non;

Page 1