‹ Le mois du Précieux Sang de N.S. Jésus-Christ [microforme]Chapitre 7 sur 14 · E | IR · texte numérisé non relu

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reprend-elle bientôt avec sainte Madeleine de Pazzi, non, ne pas mourir, mais vivre encore pour souffrir: Non mori, sed pati.

25e Jour. — Habemus redemptionem par ganguinem ejus (Colos., 1, 14).

Nous avons la rédemption par son sang.

A nous d’y.joindre le sang de nos larmes et la contrition de nos cœurs: car sans notre participation l4 rédemption ne nous sera pas appliquée. Sans le sang de Jésus, la réconciliation du pécheur avec Dieu est impossible, mais si par la contrition notre sang re se joint pas au sang de Jésus, il n’est pour nous ni pardon ni paix. Si pour nous racheter Jésus a versé son sang, il est juste que nous versions quelques larmes sur notre malheureux état. Il n’est pas nécessaire que ces larmes soient sensibles, mais sans les larmes spirituelles, sans le repentir sincère, on ne peut pas dire du pécheur qu’il ait renoncé au péché, qu’il s’en soit séparé ; on ne peut pas dire qu’il veuille pas offenser Dieu. Comment Dieu pourrait-il rendre sa grâce et son amitié

. à celui qui la refuse et qui s’obstine à ne

pas l’aimer? Sans la contrition, la rédemption ne peut donc s'étendre et s’appliquer au pécheur ; le sang de Jésus a coulé pour lui, mais il ne coule pas encore sur lui,

Si nous voulons être délivrés de nos pé chés, pleurons-les et détestons-les.

26e Jour.—Beati qui lavant stolas suas in

sanguine Agni (Apoc., XXII, 14).

Bienheurex ceux qui lavent leurs robes dans le saug de l’Agnean.

Bieuheureux ceux qui purifient leurs consciences dans ce sang précieux par la Confession et par l’: absolution. Seul ce sang divin x la vertu d'effacer le péché et de rendre la vie. Alors seulement nous aurons pouvoir swr l'arbre de vie [Apoc.] ; alors seulement nous aurons le droit de goûter au fruit de vie, suspendu à l'arbre de la croix dont l’autel est la continuation. Ce fruit de vie, c’est Jésus lui-même, et nous le recevons par la Communion.

Alors aussi, et seulement alors, il nous sera permis d'entrer dans la cité sainte.

Redevenus, par l’absolution, membres vivants de l'Eglise militante, nous verrons s'ouvrir pour nous les portes de l’Eglise triomphante: Beati qui lavant stolas in sanguine Agni, et sit polesta corum in ligno vitæ:et per portas intrent in civitatem.

97e Jour.—Justificati in sanguine ipsius,

salvi crimus ab ira per ipsum (Rom. v, 9)

Justifiés dans le sang de Jésus, nous se-.

rons par lui préservés de la colère divine,

Seul le sang de Jésus Aonne à notre satisfactiou la vertu de réparer et d’expier le péché. L’offense étant infinie en raison de l’infinité de l’offensé, il fallait la vertu infinie d’un sang divin pour satisfaire à la justice infinie et pour appeler la miséricorde. Seuls, eu vain nous multiplierons les pénitences. Tout ce que nous pouvons faire et souffrir est fini: un bien fini ne peut pas réparer un mal infini.

Cependant Jésus ne satisfiera pas seul.

Comme déjà nous l’avons dit et redit, au sang de Jésus nous devons uni le nôtre.

À l’exemple de l’Apôtre, nous devons porter sur nous la mortification de Jésus- Christ. Aux sonffrances involontaires qui surviennent sans que nous les ayons cherchées, ajoutons les pénitences volontaires ; alors justifiés dans le sang de Jésus, nous serons par lui préservés de la divine colère.

28e Jour.—Tinget sacerdos digitum in sanguine hostiæ pro peccato, tangeñe cornua altaris holocausti (Lev., 1V, 25).

Le prêtre teindra son doigt dans le sang de la victime immolée pour le péehé et il touchera les extrémités de l’autel de l’holocauste.,

Ainsi lorsque nous serons sur le point

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seul.

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S porésuses qui cherires ; nous

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de mourir, le prêtre trempera son doigt dans le Saïint-Crême, symbole du sang de Jésus, et il touchera les organes de nos sens pour les purifier. Ainsi Jésus luimême ; mourant sur la croix, reçut dans son propre sang l’onction dernière et snprême. Le sang coulait de son front conronné d’épines, surses yeux, surses oreilles, sur ses narines, sur ses lèvres. Sa poitrine et ses reins étaient couverts du sang de la flagellation. Ses pieds et ses mains, percés par les clous, étaient baignés dans le sang.

Quelle agonie ! La nôtre, quelque douloureuse qu'elle puisse être, n’approchera pas de celle là. Mais fût-elle aussi désolante et aussi cruelle, le sang de Jésus représenté par les saintes huiles, sera pour nous une onction qui adoucira l'épreuve suprême, en même temps qu'elle nous fortifiera pour la lutte décisive et nous transformera en athlètes invincibles.

29e Jour.—Hoc facite in meam commemorationem (Luc., XXII, 19).

Faites ceci en mémoize de moi.

Faites ceci, faites ce que je viens de faire. Or Jésus venait de consacrer Île pain et le vin et de les changer en son corps et en son sang. Par ses paroles il

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conferait à ses Apôtres le pouvoir de con-

acrer eux aussi et de changer le pain et le vin en son corps et en son sang ; illenr donnait un pouvoir sur son corps et sur son sang, le pouvoir de le sacrifier parle glaive de la double consécration.

À ce pouvoir devait correspondre un pouvoir non moins étonnant, un pouvoir qui s’étendait sur le corps mystique de Jésus, sur l’Eglise, sur les membres de l'Eglise, le pouvoir de rendre par l’absolution la vie surnaturelle au pêcheur, le pouvoir de remettre les péchés par la vertu de ce sang qui fut versé sur la croix et qui chique jour est versé sur l’autel.

Le prêtre est donc le dispensateur du sang de Jésus. A l'autel il l'offre au Père éternel pour notre salut ; au tribunal de la Pénitence il le verse spirituellement sur l’âme coupable pour lui rendre la vie ; à l'autel il le donne dans Ia sainte Communion, au fidèle purifié par la Pénitence. ,

Et nous, par notre ingratitude, par notre insensibilité, par notre indifférence, nous négligeons ce sang précieux qui pour nous serait la source de la vie. Cependant, le prêtre, par sa seule présence,

rappelle sans cesse l’union intime que le Sauveur a voulu établir entre lui et nous, en instituant les sacrements de l’Ordre,

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