‹ Le monachisme africainChapitre 11 sur 80 · Aug., ep. 64, col · texte numérisé non relu

Aug., ep. 64, col

2. Recenii concilio staiutum est iit de aliqtio monasterio qui recesserint vel projecti fuerint, non fiant alibi clerici. (Ibid., col. 234.)

3. Ut sine bono iestimonio abbatis, vel concessione nulhis nwiiacbiim in aliqua ecclesia teneat ad clericatum vel promoveat ad honorem. (Conc. Carthag., Labbe, Collectio Conciliorum, t. v, col. 932.)

4. Ce fut le cas de saint Augustin à Tagaste. Valentin, abbé d’Hadrunnet, dont il sera question, ne semble pas avoir été prêtre. L’abbé Liberatus, martyrisé par les Vandales, ne l'était pas. Saint Fulgence gouvernait son monastère depuis assez longtemps lorsqu’il reçut cette dignité.

rience ne permet guère de croire que les diocèses seront toujours conduits par des hommes pareils. Saint Fulgence, qui voyait l’union la plus étroite régner entre les membres de son clergé composé de moines et de séculiers, pressentait lui-même qu’il n’en serait pas toujours ainsi. Aussi, avant de mourir, régla-t-il toutes choses de manière à ne fournir à son successeur aucun motif de troubler ses moines et son monastère ' .

Saint Augustin, devenu évêque d’Hippone, réussit à soustraire son église, ses clercs et ses moines aux dangers que ces divisions pourraient entraîner.

Les devoirs de sa charge, il le vit bientôt, ne le laisseraient plus jouir en paix de la société de ses frères et de ses fils, si chère à son cœur. L’évêque, en effet, se doit tout à tous. 11 est le conseiller, le protecteur et le père de son clergé et de ses fidèles. Chef et représentant de la grande famille chrétienne, il est tenu d’offrir l’hospitalité aux catholiques de passage. Sa maison est vraiment la domus Ecclesice, ouverte à tous les enfants de l’Eglise, et c’est à lui, le père commun, qu’incombe la tâche de les accueillir tous à cœur et à bras ouverts et de leur prodiguer les témoignages de la charité ecclésiastique. Telle est la volonté formelle de l’Apôtre, confirmée par les exemples des saints et par les décisions des conciles. Or, comment concilier ces obligations avec les exigences du recueillement monastique ? Cette affluence de visiteurs et d’étrangers n’occasionne-t-elle pas un trouble et une dissipation fort préjudiciables à la paix, à la solitude et au silence que les moines cherchent avant tout ? La pauvreté du monastère ne le mettrait-elle pas dans l’impossibilité de remplir ce devoir avec la dignité qu’il comporte? D’autre part, s’il restreint la charité et l’hospitalité épiscopale, il s’expose certainement aux accusations de dureté et d’avarice 2. Quelle injure pourrait être plus sensible au cœur d’un évêque, surtout quand cet évêque se nomme Augustin? Ce seraient des murmures continuels. Quel scandale, par conséquent, pour les chrétiens ! Quelle atteinte portée à l’autorité religieuse ! et pardessus tout, quel dommage pour les âmes et pour les intérêts du Seigneur !

Augustin connaissait-il ce qu’avait déjà fait le glorieux évêque

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