‹ Le monachisme africainChapitre 12 sur 80 · Vita s. Fulgeniii, c. xxix, col · texte numérisé non relu

Vita s. Fulgeniii, c. xxix, col

2. Perveni ad episcopahim : vidi necesse habere episcopum exbibere hmnanHaiem assiduam quibusque venieiitibus sive iranseuniibiis : quod si non fecissei episcopus, inbumanus diceretur. Si aiitem isia consuetiido in monasterio esset, indecens esset. Aug., serm. 355, P. L., xxxix, col. 1570.

de Verceil, saint Eusèbe ? Cet intrépide champion de l’orthodoxie s'était mis courageusement à l’œuvre pour réformer les mœurs de son troupeau et de son clergé. 11 n’avait cru pouvoir rien faire de mieux que de se soumettre lui-même à la vie austère des moines, et de transformer sa maison en un monastère où prêtres et clercs menaient en commun la vie religieuse tout en vaquant aux fonctions multiples du service des âmesC La même pensée se présente à l’esprit de l’évêque d’Hippone, qui fit lui aussi de sa demeure épiscopale un véritable monastère 2,

Cette innovation ré-pondait si bien aux besoins du moment et aux aspirations des âmes, elle produisit des résultats si heureux, qu’il put bientôt se fixer la règle de n’introduire dans son clergé que des hommes résolus à se soumettre aux lois de la vie commune et régulière. Les clercs qui, pour une raison ou pour une autre, voulaient rompre cet engagement devaient renoncer à l’exercice de leurs fonctions^.

Quelques-uns n’ont voulu voir dans cette communauté qu’une réunion de prêtres vivant ensemble, sans avoir contracté par vœu aucune des obligations de la vie monastique. Saint Augustin aurait de la sorte fondé un séminaire ou un oratoire, non un monastère. Ce sentiment, assez répandu au dix-septième et au dix-huitième siècle 'i, est dépourvu de tout fondement historique. 11 suffit de s’en rapporter au saint docteur, qui exprime sa pensée sur ce point avec toute la netteté désirable : « Ecoutez ce que je vous dis (il parle à ses diocésains) : celui qui, après l’avoir embrassée, renonce à cette vie commune louée dans les Actes des Apôtres, viole son vœu, il déchoit d’une profession sacrée. Ce n’est point moi qui le jugerai, c’est Dieu. Qu’il y pense. Je sais quelle faute commet celui qui promet une chose et ne tient pas sa promesse.

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