‹ Le monachisme africainChapitre 17 sur 80 · Tillemont, p · texte numérisé non relu

Tillemont, p

3. Ibid., 187. — 4. Ibid., 188. — 5. Ibid., 298. — 6. Ibid., 606. — 7. Ibid., 438. — 8. Ibid., 606.

9. Similiterqiie et ipsi ex illorum sanctdrum proposito venientes, Domini EccJesiis propagatis, et inonasteria institiierimt, et studio crescente cedificationis verbi Dei, cceteris Ecclesiis promotos fratres ad suscipiendum sacerdotium prcestiterunt. (Possidius, ibid.)

adresse saint Augustin vers l’année 405 : « Domino beaiissimo et vene~ rabiliter carissimo ac desideratissimo fratri coepiscopo Alypio et qui teciim sunt fratribus, Âugustinus et qui mecum sunt fratres, in Domino saluiem'. » Ces frères qui se joignent à Augustin pour saluer Alypius sont évidemment les religieux de son monastère épiscopal. Ne peut-on pas dès lors voir dans les frères qui sont avec Alypius les membres d’une communauté semblable? Les lettres échangées par Augustin et Evodius commencent par les mêmes salutations 2. Or, dans la première, il est fait mention du monastère de cette ville à deux reprises différentes Cette formule se retrouve encore au début d’une épître qu’Augustin écrivait à Possi-” dius^. Et nous savons par ailleurs qu’il avait avec lui, au service de son église, des serviteurs de Dieu^, c’est-à-dire des moines <5, ce qui suppose la présence d’un monastère

Lorsque l'évêque d’Hippone écrit h Valentin, supérieur du monastère d’Hadrumète, il n’oublie pas de saluer les frères qui sont avec lui : Honorando fratri t^alentino et fratribus qui tecum sunD. L’usage voulait en effet que les moines évêques s’envoyassent ainsi les salutations de le«r communauté respective. Quand une lettre se présente avec ces formules, elle signale donc l’existence d’un monastère dans la maison de l’expéditeur et du destinataire. Or elles ne se rencontrent pas seulement en tête des épîtres adressées aux évêques de Tagaste, d’Uzala et de Calame. Augustin les adresse encore à Fortunatus de Cirta^, à Severus de Milève^®, à Benenatus^i et à Novatus^^, évêques de sièges inconnus. La rareté des documents relatifs au monachisme africain augmente le prix de ces indications, saisies au cours de la correspondance de saint Augustin.

Ses amis, de leur côté, portaient un vif intérêt aux moines et à leur développement. L’un d’eux, Aurelius, monta sur le siège

1. Aug., ep. 83, col. 291. Cette épîtie est relative au testament d’Honoratus, moine du monastère de Tagaste et prêtre de Thiave.

2. Ep. 158, col. 693 ; ep. 159, col. 693 ; ep. 139, col. 698 ; ep. 161, col. 702 ; ep. 162, col. 704.

Page 1