Ep. 214, col. 968; ep. 215, col
9. Ep. 113, col. 430. — 10. Ep. 110, col. 419. — 11. Ep. 214, col. 1069.
12. Ep. 84, col. 294. Peut-être ce Novatus serait-il l’évéque de Sétif qui assista à
la conférence de Carthage.
épiscopal de Carthage peu de temps après la fondation du monastère d’Hippone. Son premier soin fut de lui annoncer la nouvelle de son élection et de solliciter instamment le secours de ses prières. Elles lui furent accordées d’autant plus volontiers que malgré la distance qui séparait les deux villes, il était venu en aide par ses largesses à la communauté naissante C
Le nouvel évêque de Carthage partageait trop les sentiments de son saint ami pour ne pas comprendre les services que la société était en droit d’espérer des institutions monastiques. Aussi accorda-t-il sa bienveillante protection à celles qui ne tardèrent pas à se fixer dans son diocèse^. Saint Paulin de Noie nous apprend en effet qu’il y avait des moines dans cette ville sur la fin de l’année 394. C’est à cette époque que nous voyons apparaître son nom dans la correspondance d’Augustin. 11 adresse sa première épître à Alypius. Après lui avoir donné des témoignages de son entière confiance et de son affection toute fraternelle, il le prie de saluer de sa part les bénis compagnons de son existence, les émules de sa vertu, qu’il demande la permission d’appeler ses frères. Cette assurance de sa tendre charité et de son profond respect s’étend à tous les serviteurs de Dieu qui se sont attachés au service des églises, ou qui vivent dans les monastères, soit à Tagaste, soit à Hippone, soit à Carthage, ou en d’autres endroits de l’Afriques. Peu de temps après, Augustin salue le solitaire de Noie de la part de ses frères qui sont dans son monastère ou en divers autres lieux La diffusion de l’ordre monastique ne s’était donc pas fait longtemps attendre. Ses progrès furent assez rapides, puisque, au commencement du cinquième siècle, le seul diocèse de Carthage comptait déjà plusieurs monastères 5. Un simple coup d’œil jeté sur le traité De opéré monachorum suffit pour convaincre que les monastères et les moines tenaient alors dans la société