‹ Le monachisme africainChapitre 2 sur 80 · I. Confess., I. viii, c. 6. P. L., xxxii · texte numérisé non relu

I. Confess., I. viii, c. 6. P. L., xxxii

non deficientem in cœlis ' . » Et : « Si vis perfectus esse, vende omnia quce habes et da pauperibus, et habebis tbesaurum in cœlis, et veni, sequere me'^. » 11 goûtait les premières joies du service divin avec son heureuse mère, en la compagnie d’Adéodat, son fils, et d’Alypius, baptisés en même temps que lui, lorsque Dieu, « qui se plaît à réunir ceux qui partagent les mêmes sentiments », lui amena l’un de ses jeunes amis, Evodius, originaire de Tagaste. Celui-ci avait reçu avant Augustin la grâce du baptême et renoncé à la milice du siècle pour s’enrôler dans celle du Seigneur. Comme ils ne pouvaient songer à fixer leur séjour à Milan, ils durent se préoccuper de trouver un lieu où il leur serait facile de servir le Seigneur. Leur choix se porta naturellement sur l’Afrique, leur patrie. Sans plus tarder, ils prirent le chemin de Rome, afin de s’embarquer au port d’Ostie^. Mais d’Ostie, où sa mère était morte, Augustin regagna la Ville éternelle.

11 put, durant un séjour de quelques mois, y compléter son instruction ecclésiastique et réunir, sur la vie religieuse, tout un ensemble de renseignements qui lui furent, dans la suite, de la plus grande utilité. 11 avait déjà beaucoup appris à Milan, soit auprès d’Ambroise et de Simplicianùs, soit dans le monastère que le saint évêque entretenait aux portes de la cité 4. Le prieur de cette maison était un prêtre aussi recommandable par sa science que par sa vertu. La ferveur de ses religieux fit, sur le pieux néophyte, une telle impression qu’il ne craint pas d’appeler cette demeure un asile de saints 5.

11 visita les monastères romains, « gouvernés par des hommes qui possédaient à un haut degré la gravité, la prudence et la science des choses de Dieu. La charité chrétienne, la sainteté et la liberté régnaient parmi leurs frères. Personne ne voulait être à charge à

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