Ibid
4. Omîtes ergo unanimiter et concorditer vivite ; et honorate invicem in vobis Deum, cujus templa factce estis. (Ibid., 960.)
5. Ipsa ver O non se existimet potestate dominante, sed caritate serviente, felicem,.. plus a vobis amari appetat quant timeri. (Ibid., 964-965.)
6. Uiide magis obediendo non solum vestri, sed etiam ipsius miseremini. (Ibid., 965.) Dans sa lettre à l’abbé et aux moines de l’île Capraria, saint Augustin demande que les religieux montrent une grande patience à l’égard de leur supérieur : Cum mansueiudine portantes eum qui vos régit. Ep. 48, col. 188.
insiste très fort 1. Cette vertu n’exclut ni la correction fraternelle ni la punition des coupables. La supérieure juge la peine qu’il convient d’infliger à celles-ci; dans certains cas, il est nécessaire de recourir à l’exclusion 2.
La prière en commun tient forcément une place importante dans la vie de personnes consacrées à Dieu. Elle se fait à l’oratoire, aux heures fixées et dans les formes déterminées. Ces offices se composent d’hymnes et de psaumes^. Certaines parties sont simplement lues ; les autres, marquées de signes particuliers, doivent être chantées'^. Ces prières, obligatoires pour tous les membres de la communauté, ne parvenaient pas à satisfaire les besoins spirituels de quelques âmes, attirées par la grâce vers une vie plus contemplative. On leur laissait la liberté de prolonger leur oraison. De peur que des importuns ne vinssent les troubler, la Règle interdisait de se livrer dans l’oratoire à aucune autre occupation que la prière 5. ,
La supérieure était assistée par des religieuses à qui elle confiait les diverses charges de la maison. L’une prenait soin des infirmes ; l’au-tre du vestiaire; une autre, du cellier. Celle qui était préposée à la bibliothèque devait donner les livres à des heures déterminées®.