Possidius, c. III, col
3. Aug., Retractationum, 1. I, c. xxvi. P. L., xxxii, col. 624.
4. Id., ep. 157. P. L., xxxiii, col. 692. Ego qui hcec scribo, perfectionem de qua Doininus locutns est... vehementer adamavi, et non mets viribus sed gratia ipsius adjuvante^ sic feci... Quantum autemin hac perfection^ via profecerim, magis quidein novi ego quant quisquam aliiis homo, sed magis Deus quant ego. Et ad hoc propositum quantis possuni viribus aliis exhortor in nomine Dontini habeo consortes quibus hoc per ministerium meuni persuasum est.
SC rendit l’un des premiers à son appel'. 11 aurait voulu aussi décider Nebridius, à qui l’unissait une affection fraternelle depuis le temps où il avait enseigné la rhétorique dans la capitale de l’Afrique romaine. Mais un devoir impérieux qui retenait cet ami auprès de sa mère ne lui avait pas permis de le suivre à Ta'gaste. Pour alléger la peine que lui coûtait cette séparation, il l’invitait, par lettre, à se rapprocher de Carthage 2. Mais Augustin pouvait-il abandonner son monastère où tant de liens le retenaient ? « Puisqu’il en est ainsi, lui écrivit-il, confie à ton frère Victor la charge de veiller sur ta mère et sur tes intérêts, et viens nousrejoindre^. » Cette invitation détermina Nebridius. Malheureusement, une mort prématurée vint le surprendre au moment où il se disposait à partir
Possidius ne nous dit point le nombre des disciples que saint Augustin réunit dans sa maison. Mais, en échange, il nous apprend que trois années après son retour d’Italie, il se préoccupait déjà de fonder un nouveau monastère. 11 ne savait trop en quel lieu l’établir. Il craignait de s’approcher des villes que la mort avait privées de leur évêque. Le renom que lui avaient mérité sa doctrine et sa vertu n’aurait pas manqué d'attirer sur sa personne les suffrages du peuple et du clergé. 11 le savait, et c’en était assez pour qu’il évitât d’y entrer
Une circonstance providentielle vint à son aide. Un fervent chrétien de ses amis, qui occupait à Hippone une situation honorable, désirait marcher sur ses traces. Mais son caractère indécis l’avait empêché jusque-là de mettre son projet à exécution. 11 lui fit dire que s’il pouvait l’entretenir, il se déciderait à briser les liens qui le retenaient. Augustin partit donc pour Hippone, où il eut de fréquents entretiens avec son ami, sans réussir toutefois à vaincre ses hésitations 6.
Cette église était alors gouvernée par un saint vieillard nommé Vâlerius. Son grand âge rendait encore plus lourd le ministère écrasant qui pesait sur ses épaules. 11 luifallait absolument trouver un prêtre intelligent et dévoué qui fût pour lui un véritable auxi-