‹ Le monastèreChapitre 117 sur 247 · CHAPITRE XVIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIH

lin si grand éclat dans le {^azon de la prairie , serait de peu d'utilité s'il était placé sur le liant d'un fanal '. »

« Voici fort à propos, dit le sons-prieur, voici le jeune chasseur cpii vient vous parler. » Car, étant placé de manière à faire face à la fenêtre, il pouvait voir Halbert gravir la petite montagne sur laquelle était hàlie la tour,

« Qu'on lui ordonne de paraître devant nous, » dit le seigneur abbé; et, d'un commun élan, les deux moines servans, pleins d'obéissance, et luttant d'empressement, sortirent de la chambre. Au même moment, la dame Glendinning sortit, en partie pour avoir le temps de recommander à son fils l'obéissance, et en partie pour obtenir de sa complaisance qu'il changeât sa toilette avant de venir se présenter à l'abbé. Mais le cuisinier et le sommelier, parlant tous deux en même temps, l'avaient chacun saisi par le bras, et le conduisaient en triomphe dans l'appartement; si bien qu'elle n'eut que le temps de dire : « Que sa volonté soit faite! S'il avait seulement son haut-de-chausses des dimanches ! »

Quelque humble et quelque limité que fût ce désir, le destin ne l'exauça pas, car Halbert Glendinniug fut conduit à la hâte en présence du seigneur abbé, sans pouvoir obtenir un mot d'explication, et sans qu'il lui fût permis d'avoir le temps de mettre son haut-de-chausses des jours de fêtes, qui, selon le langage de cette époque, signifiait des culottes et des bas.

Cependant, quoique présenté d'une manière si inattendue au milieu de tous les hôtes réunis, il y avait quelque chose dans le maintien d'Halbert qui insjiirait un certain resj)cct à la compagnie, dans laquelle il se trouvait introduit avec si peu de cérémonie, et dont la majeure partie était prête à le regarder avec hauteur, si non avec le plus grand mépris. Mais nous devons consacrer le chapitre suivant à son entrée et à sa réception.

' fil a heacon-grate , dit le texte; « sur une Iiautcur pour servir de f;inal, » dît M. Defauconprct, ce qui est bien différent, a. m.

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