‹ Le monastèreChapitre 158 sur 247 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

vain cliaque effort que l'on faisait pour exciter la joie '. Quand le baron , fra|)j)ant la table de sa main , comme impatient de ce lon{j silence, cria d'une voix tonnante : «Qu'est- ce donc , mes maîtres ? vous êtes des coureurs de frontières, et vous êtes muets penchés sur vos plats comme une bande de moines et d'ermites. Si aucun de vous ne veut parler , du moins qu'il chante. Toute viande mangée sans joie et sans chansons est d'une mauvaise digestion. «Louis, ajouta-t-il, en s'adressant à un des plus jeunes de sa suite, n'es-tu pas toujours prêt à chanter lorsque l'on ne t'en prie pas ? »

Le jeune homme regarda d'abord son maître, puis la voûte de la salle, puis vida une corne de bierre ou de vin, qui était placée devant lui, et avec une forte voix, mais cependant harmonieuse, il chanta la chanson suivante, sur l'ancien air : des Bonnets bleus passez la frontière.

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