‹ Le monastèreChapitre 181 sur 247 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

lïliôpavition et retour ^c iUi)6if .

" Celles il ne sera pas assez cruel pour m'a- <i baiidonner ici ; s'il le fait , les jeunes filles « ne se confieront plus si facilement à des u lioniinss. »

Les deux nobles Parens.

Le chevalier conlinna de faire aller son cheval, en tant (jue la route le permettait, jusqu'à ce qu'ils eussent quitté la vallée de Glendearj», pour entrer dans celle de la Tweed , qui roulait ses eaux de cristal devant les deux voyageurs ; on voyait sur la rive opposée les murs grisâtres du monastère de Sainte-Marie, dont les tours et le pinacle n'étaient pas encore hien éclairés par les rayons du soleil levant, à cause des hautes montagnes qui entourent l'éditiee vers le sud.

Le chevalier tourna à gauche et suivit sa route le long de la rivière, jusqu'au moment qu'ils arrivèrent à l'espèce d'écluse où le frère Philippe avait terminé son étrange excursion aquatique.

Sir Piercy Shafton, dont le cerveau pouvait rarement suivre plus d'une idée à la fois, avait jusqu'à présent tenu sa roule sans avoir réfléchi où il allait; mais la vue du monastère lui rappela qu'il était encore sur un terrain dangereux , et qu'il fallait pourvoir à sa sûreté, en fixant le lieu de son refuge. La situation de sa libératrice, qui lui servait de guide, s'offrit aussi à sa pensée, car il n'était ni égoïste ni ingrat. Il écouta, et s'aperçut que la fille du meunier sanglotait et pleurait sur son épaule.

«Qu'as-tu , dit-il , ma généreuse Molinara ? y a-t-il quelque autre que Piercy Shafton qui puisse te remercier de sa délivrance?»

Mysie indiqua avec son doigt l'autre côté de la rivière, mais n'osa pas tourner sa tête de ce côté. «Non , parlez clairement , généreuse fille , car je vous jure que je ne com])reiids rien à l'extension de ce joli doigt'.»

' Thy fuir digit, dit le texte; <■ votre joli bras,» dit M. Defauconprct. a. w

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