‹ Le monastèreChapitre 196 sur 247 · CHAPITRE XXXL €3nievrog^atoiv · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXL €3nievrog^atoiv

« Je le connus à l'école : c'était un jeune homme « doué d'un esprit vif , pénétrant , réservé parmi ses « condisciples, consacrant à l'étude ses heures de plai- «sir et de repas, et faisant jeûner son corps pour « nourrir son esprit, n ancienne comédie.

Le sous-prieur rentra dans la tour à la prière de Christie, qui l'y ayant suivi s'approcha de lui, après avoir fermé la porte, et commença son discours avec un grand fonds d'assurance et de familiarité.

«Mon maître, lui dit-il, m'envoie pour vous présenter ses complimens à vous particulièrement plutôt qu'à tout autre du couvent de Sainte-Marie, et surtout de préférence à l'abhé lui-même; car, quoiqu'on lui donne le nom de seigneur et bien d'autres titres, personne n'ignore que c'est vous qui êtes l'oracle de la communauté.»

«Si vous avez quelque chose à me dire qui concerne notre maison, dit le sous -prieur, je vous engage à parler sans attendre plus long-temps, car je suis pressé, et le sort du jeune Glendinning occupe ma pensée.»

«Je réponds de lui corps pour corps, dit Christie, et je proteste qu'il est aussi plein de vie que moi-même.»

«Ne devrais-je pas annoncer ces heureuses nouvelles à sa mère infortunée? se dit le père Eustache; non, je ferai mieux d'attendre le résultat des recherches qu'ils ont été faire au tombeau. Eh bien! monsieur l'homme d'importance, quel est donc ce message de votre maître?»

«Mon seigneur et maître, dit Christie, a de bonnes raisons de craindre , d'après les avis de certains amis secrets qu'il récompensera à son loisir, que votre honorable communauté n'ait été portée à croire qu'il était malintentionné envers la sainte Eglise, allié aux hérétiques et aux fauteurs de l'héiésie, et qu'il convoitait les dépouilles de votre abbaye.»

«Soyez bref, mon ami , lui dit le sous-prieur, car le diable

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