‹ Le monastèreChapitre 22 sur 247 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

inler|>rt'lail le laiij»a{>e, elle dit (et en même temps nue étiueelle d'orgueil humilié brillait dans son œil ) : « Si ce u'ëtait (|ue pour moi seule, je ne pourrais que mourir; mais pour <;et enfant... le dernier gage de l'amour d'Avenel !...»

«Vous avez raison milady,» répondit promptement Martin; et comme s'il eût voulu lui ôler toute possibilité de se rétracter, il ajouta : «Je vais voir la dame Elspetli ; j'ai beaucoup connu son mari, et j'ai fait plus d'une affaire avec lui, toul grand homme qu'il était.»

Martin eut bientôt conté son histoire, et ladv Avenel fut parfaitement accueillie ])ar sa compagne d'infortune. Lady Avenel avait été douce et obligeante dans le temps de sa pros|)érité : aussi, dans l'adversité, elle trouva d'autant plus facilement des personnes qui lui témoignèrent de l'intérêt. D'ailleurs, il y avait un petit grain d'orgueil à procurer un asile et des alimens à une femme d'un rang aussi distingué. Mais également, pour rendre justice à EIspeth Gleandinning,il faut dire qu'elle éprouvait une véritable compassion pour une femme, dont le destin ressemblait au sien en beaucoup de points et qui était encore plus cruel. Tous les genres d'hospitalité furent offerts avec joie et empressement à lady Avenel et à tous ceux qui l'avaient accompagnée , avec invitation de faire à Glendearg un séjour aussi long que leur inclination les y [K)rterait, ou que les circonstances l'exigeraient '.

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