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CHAPITRE IV

r^pptiritioii.

« Puisse je ne jamais me trouver deliois, non in- K timide par toi , la veille do ce jour trois fois saint « où les esprits poursuivent les pas des mortels et " les chassent des rivières et des marécages. » Collins. Ode à la peur.

Lorsque le pays fui un peu plus tranquille, ladv Avenel serait volontiers retournée au château de son mari. Mais la chose n'était plus possible. On était sous un règne de mino-

' M. Dciaucointrct ajoute ici quclqttc chose ponr Martin et sa feiiune. a. m.

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rilé; dès lors le plus fort avait le meilleur droit, et les actes d'usurpation étaient fréqueus parmi ceux qui avaient beaucoup de pouvoir et peu de conscience.

Julien Avenel , frère cadet de feu Walter, était un homme de ce caractère. 11 n'hésita pas à s'emparer de la maison et des domaines de son frère , aussitôt que la retraite des Anj>lais le lui permit. D'abord il en prit possession au nom de sa nièce; mais, lorsque lady Avenel lui lit part de son mtention de revenir avec son enfant à la demeure de ses pèr€s, il lui donna à entendre que le domaine d' Avenel étant un fief mâle, il descendait au frère, au lieu de la fille du dernier propriétaire, in ancien philosophe refusa de disputer contre un empereur qui commandait vingt légions, et la veuve de Waller Avenel n'était pas en état de soutenir une contestation contre un chef de vingt maraudeurs. Julien était aussi un homme qui pouvait rendre service ; et, au besoin, appuyer la cause d'un ami; ])ar conséquent il était sûr de trouver des protecteurs parmi les grands qui étaient en possession du pouvoir. En un mot, quelque positifs que fussent les droits de la jeune Marie à l'héritage de son ])ère, la mère se vit dans la nécessité de ne pas s'opposer, au moins pour un temps, à rusur|)ation de son oncle.

Sa patience et sa modération eurent moins cet avantage, (|ue Julien, ne pouvant, par décence , souffrir plus longtemps qu'elle n'eût absolument d'autre ressource que la charité d'Elspeth Glendinning , envoya aux pâturages de Gleudearg un troupeau de bétail et un taureau, que sans doute quelque fermier anglais se trouva avoir de moins : il envoya aussi un grand nombre d'objets d'habillement et déménage, et quelque argent, quoiqu'en petite quantité; car les personnes du rang d' Avenel pouvaient plus aisément se procurer les objets représentés que la valeur représentative de ces ((hjets : aussi faisaient- ils presque tous leurs paiemens en nature.

Cependant la veuve d'Avenel et celle de Glendinning s'étaient habituées à la société l'une de l'autre et ne se souciaient nullement de se quitter. La première ne pouvait espérer luie résidence plus secrète et plus sûre que la tour de Glendearg, et elle était alors en état de fournir sa quote part des

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