CHAPITRE XXXV
couronnes d'or, pour apprendre que ce fal intrigant est sous la terre ; n'est-ce pas , Morton ?»
«Oui, sur mon épée! répondit Morton; et elle regarde son gant comme un don plus précieux que ses couronnes.»
«Mais que ferons-nous de ce jeune homicide? reprit Murray, {[ue diront nos prédicateurs?»
«Parlez-leur de Moïse et de Benaiach, répondit Morton; il ne s'agit après tout que du meurtre d'un Egyptien.»
«Et bien soit, dit Murray en riant ; néanmoins nous ensevelirons cette histoire dans le sable, de même que le prophète ensevelit le corps ^ Je prends sous ma protection ce jeune homme. Approche Glendinning, puisque tel est ton nom. Nous te retenons comme l'un des écuyers de notre maison. Notre grand écuyer sera chargé de l'équiper et de t'armer. »
Pendant tout le temj)s que dura l'expédition que Murray avait entreprise, il eut plusieurs occasions de mettre à l'épreuve le courage et la présence d'esprit de Glendinning, qui s'éleva si rapidement dans son estime, que ceux qui connaissaient le comte regardèrent la fortune du jeune homme comme certaine. Il ne lui restait plus qu'un pas à faire pour parvenir au plus haut degré de confiance et de faveur, c'était d'abjurer le papisme. Les ministres réformés qui faisaient partie de la suite du comte, et qui étaient son principal a])pui |)armi le peuple, trouvèrent dans Glendinning un es|)rit facile à persuader. Halbert dès son enfance n'avait jamais senti beaucoup de penchant pour la foi catholique, et ce fut avec ardeur qu'il emlirassa des doctines religieuses plus conformes à la sagesse et à la raison -. Dès qu'il eût adopté la fol de son maître, il le rapprocha plus que jamais de sa personne, et le garda constamment près de lui pendant son séjour dans l'ouest de l'Ecosse , séjour que l'humeur intraitable de ceux avec lesquels il était chargé de négocier, prolongeait de jour en jour, et de semaine en semaine.
' Passage omis. — '• .^nll who listened eagerly to more reasonable liews of religion, dit le texte; << foi catlioliquc qu'j/ connaissait a peine , » dit M. DefaticoDj)ret. A. M.