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CHAPITRE XXXVl

paix eulie les deux |)ays pour un prisonnier de moins d'inijiortance. »

«Sir Georges , répliqua Foster, j'ai souvent entendu dire que les hérons avaient peur des éperviers; allons , ne mettez pas la main à votre épée, ce n'est qu'une plaisanterie. Ouant au prisonnier, qu'on l'amène ici, afin que nous puissions voir qui il est, toujours sous assurance de trêve, milords, continua-t-il eu s'adressant aux Écossaise»

«Sur notre parole et sur l'Iionneur, dit Morton, nous ne commettroas aucune violence^. »

Les rieurs furent contre sir John Foster lorsque , le prinier amené, il fut prouvé, non seulement que ce n'était pas Piercy Shafton, mais que c'était une femme avec des habits d'homme.

«Qu'on dépouille cette coquine et qu'on l'envoie aux palefreniers, dit Foster, elle a eu pareille compagnie, même avant aujourd'hui , je suis sur.»

Murray lui-même ne put s'empêcher de voir, chose extraordinaire ! le désappointement du général anglais , mais il ne voulut pas permettre qu'on fit aucune violence à la belle Molinara, qui avait une seconde fois, à ses propres risques , sauvé sir Piercy Shafton en se couvrant de ses habits pendant la fuite.

«Vous avez déjà fait plu» de mal que vous ne pouvez en réparer, dit le comte, et ce serait un déshonneur pour moi, si je permettais qu'on touchât à un cheveu de la tète de cette jeune femme.»

«Milord, dit Morton, si sir John Foster veut venir à part avec moi pendant un moment, je lui donnerai des motifs qui le feront partir et remettre la malheureuse affaire d'aujourd'hui au jugement des commissaires nommés pour juger les délits commis sur la frontière.»

Il conduisit sir John à part et lui parla eu ces termes :

«Sir John Foster, je m'étonne beaucoup qu'un homme (|ui connaît aussi bien que vous la reine Elisabelh, ne sache pas que si vous avez quelque chose à espérer d'elle, ce doit êtn' en lui rendant des services utiles , et non en l'enveloppant

' Phrase entièrement omise pur M. Defauconpret, depuis « sir Georges.» — ^ Phrase pareillemcut omise a. m.

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dans uue querelle avec ses voisins qui ne lui offre aucun avantajje. Sire chevalier, je vous dirai franchement ce que je sais être vrai. Si dans votre expédition mal avisée vous aviez saisi le véritable Pierey Shafton, et que cette action eût menacé, comme cela aurait été très probablement une rupture entre les deux pays, votre politique reine et son conseil auraient préféré disgracier sir John Foster à entrer dans une guerre pour le soutenir; et maintenant que vous n'avez pas réussi, vous pouvez compter que vous n'aurez pas de grands remerciemens si vous poussez l'affaire plus loin. Je ferai en sorte d'engager le comte de Murray à chasser sir Pierey Shafton du royaume d'Ecosse. Soyez prudent, epie l'affaire en reste là; vous ne gagneriez rien par la violence, car si nous en venons aux mains, comme la première action vous a diminué et affaibli vous auriez nécessairement le dessous.»

Sir John Foster l'écoutait la tête penchée sur sa cuirasse. «C'est une maudite affaire, dit-il, et elle ne me vaudra pas grands remerciemens. »

Il poussa donc son cheval vers lord Murray et lui dit (jue, par déférence pour la présence de sa seigneurie et celle de lord Morton, il r enait la résolution de se retirer avec sa troupe sans avancer plus loin.

«Halte-là, sir John Foster, dit Murray, je ne vous permettrai pas de vous retirer en sûreté, à moins que vous ne laissiez quelqu'un qui puisse être une caution pour l'Ecosse, que les dommages que vous venez de faire seront entièrement réparés; réfléchissez qu'en souffrant votre retraite je deviens responsable envers ma souveraine, qui me demande compte du sang de ses sujets, si je souffre que ceux qui l'ont répandu s'éloignent si facilement.»

«Il ne sera jamais dit en Angleterre, déclara le général anglais, que John Foster aura donné des otages comme vaincu^ et cela sur le champ de bataille où il a remporté la victoire. Mais, ajouta-t il après un silence d'un moment, si Stavvarth Bolton veut rester avec vous de son propre choix , je n'ai rien

dire à cela. Et , comme je le pense, il vaut mieux qu'il reste lui-même pour voir le départ de ce Pierey Shafton.»

«Je le reçois néanmoins comme votre otage, et je le traiterai comme tel , dit le comte de Murray. » Mais Foster se tour-

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