‹ Le monastèreChapitre 30 sur 247 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

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M Un prêtre, dites-vous, un piétrel Bergers boiteux, «comment rasseinbleroiU-ils le troupeau égaré? Chiens « qui n'aboient pas , comment forceront-ils les brebis •< égarées à retourner à la bergerie ? Il est bien plus « agréable de se chauffer h un feu brillant et de burner «le parfum des mets que l'adroite Phylis apprête, que « de combattre le loup dans la prairie couverte de neige.» La lié formation.

La sanlé de la dame d'Avenel devenait tous les jours plus chancelante, depuis les malheurs qu'elle avait éprouvés. On aurait dit que les cinq ans qui s'étaient écoulés depuis la mort de son mari avaient produit sur elle l'effet de cinquante ans de vie. Elle perdit la molle élasticité de sa taille, ainsi que les couleurs qui annoncent la santé ; elle devint maigre, pâle, et extrêmement faible. Elle ne paraissait pas être attaquée d'une maladie bien prononcée; mais tous ceux qui la regardaient ne pouvaient s'empêcher de s'apercevoir que ses forces diminuaient chaque jour. A la fin ses lèvres se décolorèrent et ses veux perdirent tout leur éclat; cependant elle ne témoigna aucun désir de voir un prêtre, jusqu'au moment où Elspeth Glendinning, dans l'ardeur de son zèle, ne put s'empêcher de s'exprimer sur un objet qu'elle considérait comme essentiel au salut ^ Alice d'Avenel l'écouta avec bienveillance et la remercia de l'idée qu'elle lui suggérait.

«Si quelque bon prêtre voulait sa donner la peine d'entreprendre un pareil voyage, dit-elle, il serait le bien-venu; car les prières et les conseils d'un homme vertueux sont toujours utiles.»

Ce simple assentiment n'était pas tout-à-fait ce que Elspeth

' Omis par M. Defaiiconprct , p.Tge 7'^. a- m.

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