‹ Le monastèreChapitre 49 sur 247 · CHAPITRE Vlll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vlll

pour chasser de sa mémoire le chant tie la sirène qui avait fait sur lui une si vive impression.

Pendant ce temps, le père Eiistache s'achemina vers le pont-levis pour se rendre au vallon solitaire de Glendearg-. Dans une courte conversation qu'il eut avec le gardien bourru, il eut l'adresse de le rendre un peu plus Iraitable sur l'objet de la contestation entre lui et le couvent. Il lui rappela que son père avait été vassal de la communauté, que son frère n'avait point d'enfans, et qu'après sa mort ses biens reviendraient à l'Eglise, et qu'ils pourraient être concédés, soit à lui-même, le gardien, soit à quelqu'autre personne plus favorisée par l'abbé , selon l'état des choses à cette époque. Le sous-prieur lui fit entendre aussi qu'il était nécessaire de s'unir d'intérêts avec le monastère; il écouta avec patience les réponses grossières et injurieu.ses qu'il en reçut. Mais à force de lui tenir devant les yeux ses propres avantages , il eut la sa^ tisfaction devoir que Pierre s'adoucit peu à peu, et consentit à laisser passer franc de péage, jusqu'à la Pentecôte suivante, tout pèlerin qui voyagerait à pied, ceux qui voyageaient à cheval ou autrement se soumettant au droit ordinaire. Ayant ainsi arrangé une affaire à laquelle le bien-être du couvent était aussi grandement intéressé, le père Eustache continua son voyage.

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